Formation en matière de sensibilisation culturelle
Pour les juristes canadiens, le fait de suivre une formation en matière de sensibilisation culturelle constitue une étape importante dans le renforcement d’une pratique professionnelle.
S’ils développent leur aptitude interculturelle, les juristes seront mieux en mesure d’établir un lien de confiance avec les clients et communautés autochtones, de surmonter les obstacles systémiques dans le système de justice et d’assumer leurs responsabilités déontologiques et professionnelles. Le fait de suivre cette formation témoigne également de l’engagement des juristes envers la réconciliation et démontre qu’ils souhaitent travailler avec le plus grand respect, avec inclusivité et efficacité dans un Canada diversifié.
Envisagez de suivre la formation Le parcours : votre voyage au sein du Canada autochtone. Ce cours donne un contexte essentiel à l’histoire et aux expériences des Autochtones, y compris la façon dont les lois et les politiques coloniales continuent de façonner les réalités d’aujourd’hui.
Célébrer la Journée nationale des peuples autochtones à votre bureau ou cabinet
La Journée nationale des peuples autochtones (21 juin) est un moment pour reconnaître et célébrer les cultures, traditions et contributions diversifiées des Premières Nations, des Inuits et des Métis partout au Canada. Se déroulant au solstice d’été, la journée la plus longue de l’année et ayant une importance spirituelle significative pour de nombreuses communautés autochtones, la célébration permet d’apprendre, de réfléchir et de participer aux événements qui honorent les origines et réalisations autochtones. L’ensemble des Canadiens et Canadiennes ont la chance d’approfondir leur compréhension et de renforcer les relations dans le respect et la réconciliation. Voici certaines idées de célébration :
- Contactez votre Centre d’amitié locale pour savoir ce qu’il a prévu pour l’événement. Votre cabinet pourrait commanditer une activité, offrir son aide bénévole ou encourager ses membres à y participer.
- Contactez votre barreau provincial ou territorial. Plusieurs d’entre eux organisent des activités pour souligner la Journée.
- Si vous vous trouvez dans une grande ville, il y a de fortes chances que la ville ou la municipalité prévoit elle aussi des activités. Envisagez de créer une liste d’initiatives locales ou en ligne auxquelles vos employés pourraient vouloir participer après les heures de bureau.
- Participez à un pow-wow. Dans plusieurs régions, le 21 juin, jour du solstice d’été, est l’occasion de rassemblements et de célébrations. Plusieurs événements, comme le Summer Solstice Indigenous Festival (disponible uniquement en anglais), à Ottawa, ou les festivités de la Journée des peuples autochtones au lac Trout (disponible uniquement en anglais), à Vancouver, proposent des activités, de la nourriture, de l’artisanat et des occasions d’observer des danses et d’y participer.
- Faites une recherche sur les territoires sur lesquels sont situés vos bureaux. Vous pouvez utiliser des sites Web comme Whose Land ou Native Land. Il est possible de télécharger les deux comme applications sur votre téléphone cellulaire, ce qui est utile lorsque vous êtes dans une autre ville ou collectivité. Le 21 juin, envoyez une note de service expliquant le concept de reconnaissance du territoire et la formule utilisée par votre cabinet. Ou enregistrez un aîné parlant de reconnaissance du territoire et publiez l’enregistrement sur le site Web de votre cabinet.
- Assistez à l’un des nombreux concerts de la Journée des Autochtones en direct organisée par le réseau APTN (qui célèbre aussi le solstice d’hiver le 21 décembre).
- Au Canada, juin est le Mois national de l’histoire autochtone, et aussi le Mois de la littérature autochtone. Pensez à des moyens de célébrer, de commémorer et d’honorer l’histoire et la littérature autochtones dans votre cabinet.
- Invitez un aîné, un gardien du savoir, des étudiants ou des groupes communautaires à venir parler du territoire et de l’histoire autochtones de votre région lors d’un dîner‑causerie.
- Organisez un club de lecture et discutez du livre d’un auteur autochtone. Vous pourriez même inviter l’auteur à participer aux discussions.
- Organisez la projection d’une série de films sur divers sujets autochtones réalisés par des cinéastes autochtones. Vous pourriez même inviter le réalisateur à participer à la discussion.
- Célébrez la Journée internationale des Inuits (7 novembre), la Fête du Nunavut (9 juillet), la Semaine des Métis en novembre ou la Journée Louis Riel (16 novembre) en collaboration avec des collègues inuits ou métis.
Célébrer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation à votre bureau ou cabinet
La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation (30 septembre) est aussi connue comme la Journée du chandail orange parce qu’elle tire son origine d’un mouvement populaire qui a commencé avec l’histoire de Phyllis (Jack) Webstad, une survivante des pensionnats.
Alors que Phyllis avait six ans, elle a porté avec joie un nouveau gilet de couleur orange que sa grand-mère lui avait acheté pour son premier jour au pensionnat. Mais lorsqu’elle est arrivée, on lui a enlevé le gilet et forcée à porter un uniforme. Cette expérience lui a laissé un sentiment durable de perte et de déshumanisation, ce qui représente une des vastes séquelles des pensionnats sur les enfants, les familles et les communautés autochtones.
Le fait de porter un vêtement de couleur orange le 30 septembre est depuis devenu une façon d’honorer les survivants, de se rappeler les enfants qui ne sont jamais rentrés à la maison et d’accroître la sensibilisation sur les séquelles durables des pensionnats. Lorsque le gouvernement fédéral a créé le jour férié en 2021, il a choisi la même date que la Journée du chandail orange afin de reconnaître et d’amplifier le mouvement populaire.
Célébrer la journée du 30 septembre à l’extérieur du bureau
Les cabinets juridiques peuvent souhaiter envisager de fermer leurs portes le 30 septembre, Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, en signe de respect et de reconnaissance des conséquences des pensionnats et de la résilience des peuples autochtones. Au lieu de fermer les portes, la journée peut être considérée comme une possibilité pour les membres du cabinet à apprendre, à réfléchir et à participer à des activités communautaires qui permettront d’approfondir leur compréhension de la réconciliation. Les activités pourraient comprendre le fait d’encourager les employés à assister à des activités locales, à participer à des programmes éducatifs ou à consacrer du temps à une réflexion personnelle. En reconnaissant officiellement la journée, les cabinets démontrent leur engagement envers la réconciliation et aident à favoriser une culture de sensibilisation et de respect dans la profession juridique.
Célébrer la journée du 30 septembre au bureau
Voici quelques idées pour aider à commémorer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation en tant que groupe :
- Portez du orange – pour plus d’information, consultez le site Web de l’Orange Shirt Society (disponible uniquement en anglais).
- Illumination de la Colline du Parlement – plusieurs bâtiments partout au Canada seront illuminés en orange le 30 septembre, de 19 h jusqu’au lever du soleil le 1er octobre, y compris la Tour de la Paix sur la colline du Parlement.
- Organisez une visite virtuelle de l’Institut Mohawk avec le Woodland Cultural Centre. (disponible uniquement en anglais).
- Visionnez la présentation de la Journée du chandail orange (vidéo disponible uniquement en anglais) par Phyllis Webstad, dont l’histoire a inspiré cette journée.
- Organisez des présentations de survivants des pensionnats (en passant par l’Orange Shirt Society)
- Organisez un panel de chercheurs, de survivants des pensionnats et de personnes qui connaissent bien les pensionnats (communiquez avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation ou l’Orange Shirt Society pour qu’on vous recommande des personnes dans votre région).
- Accueillez dans vos bureaux une exposition mobile sur les pensionnats. Contactez la Legacy of Hope Foundation pour vous renseigner sur leurs 19 expositions autonomes.
- Créez une bourse d’études pour un étudiant en droit ou un stagiaire de votre cabinet, qui est aussi un survivant intergénérationnel des pensionnats.
- Créez un espace de transmission du savoir dans vos bureaux. Les espaces de transmission du savoir sont des endroits sûrs et accueillants qui ont pour but de faire connaître l’histoire autochtone et le processus de réconciliation. Communiquez avec la Chanie Wenjack Foundation (disponible uniquement en anglais).
- Offrez des sacs à dos remplis de fournitures pour les enfants autochtones. Plusieurs centres d’amitié coordonnent un programme de sacs à dos. D’autres organismes de bienfaisance pourraient aussi vous aider à coordonner ce projet (par exemple, True North Aid, Chanie Wenjack Foundation, la Croix-Rouge canadienne).
Consultez la carte des centres d’amitié du Canada.