Grâce au soutien de mon employeur, j’ai pu travailler directement avec la seule clinique de sensibilisation au droit (Legal Outreach Clinic) des Territoires du Nord-Ouest. Dans ce cadre, nous prodiguons des conseils juridiques et offrons des renseignements sur une base consultative et bénévole à des personnes qui, en raison de leur revenu ou du genre de problème qu’elles ont, ne peuvent prétendre à l’aide juridique, mais ne peuvent néanmoins pas engager un avocat.
Nous traitons principalement des questions liées au droit de la pauvreté tant au sein des collectivités que dans notre clinique de Yellowknife. Le droit de la pauvreté décrit globalement les vastes domaines de besoins juridiques généralement causés par la pauvreté d’une personne ou d’un groupe. Ces besoins juridiques incluent fréquemment le droit du logement (p. ex., problèmes entre propriétaire et locataire), le droit connexe au maintien du salaire (p. ex., assurance-emploi, Régime de pensions du Canada, assistance sociale et indemnisation des travailleurs), les questions connexes au travail (p. ex., normes d’emploi et santé et sécurité au travail), les droits de la personne et les problèmes liés à la consommation et à l’endettement.
Nous offrons ce service sans rendez-vous tous les mardis après-midi de 13 h à 17 h dans notre bureau de Yellowknife. En outre, reconnaissant les graves problèmes d’accès à la justice auxquels font face les personnes et les groupes qui vivent hors de la capitale, nous prenons également des appels téléphoniques sur rendez-vous et tentons même de nous rendre dans d’autres collectivités lorsque notre emploi du temps nous le permet. Ainsi, je vais me rendre dans le hameau de Kakisa, où vivent 45 personnes, la semaine prochaine. Nous fondons notre action sur la prémisse que l’accès à la justice est un droit fondamental de la personne. Sans égard à sa communauté et à sa situation économique, si quelqu’un vivant dans notre territoire a un problème juridique, il est inacceptable que cette personne ne dispose d’aucun recours.