**Avertissement** : Veuillez noter que vous consultez un contenu ayant été archivé. Cette page se trouve parmi nos anciennes archives et ne fait plus l’objet d’une actualisation. Les renseignements qu’elle contient ne sont peut-être pas représentatifs des données courantes ou des plus récents développements. Nous vous remercions de votre compréhension.
Les signes sont clairs. Le monde est indéniablement en récession, même si l’œil du cyclone n’a pas encore touché les côtes du Canada.
Alors, que peuvent faire les cabinets d’avocats dès maintenant pour se préparer aux temps difficiles? Voici une liste de ce qui peut être fait :
- Les cabinets voient les comptes à recevoir gonfler à mesure que les clients peinent à payer les factures. Assurez-vous que vos mandats de représentation et que vos factures spécifient que des intérêts seront prélevés (conformément à laLoi sur l’intérêt du Canada) à un taux plus élevé que celui des cartes de crédit pour inciter les clients à payer. Insistez sur les avances d’honoraires. Si le client ou la cliente fait défaut de paiement, les fonds détenus en fiducie pourront être utilisés pour régler les comptes et se désengager du dossier.
- Vérifiez vos ententes de crédit et vos soldes créditeurs. Remboursez votre dette à mesure que l’argent rentre, pour vous assurer que vous aurez du crédit si vous en avez besoin. Examinez la possibilité de hausser votre limite de crédit, au cas où.
- Les coûts liés aux locaux, la rémunération et la technologie représentent soixante-dix pour cent des dépenses des cabinets d’avocats : il y a toujours une petite marge de manœuvre pour réduire les dépenses sans réduire la capacité de production. Ne commencez pas à licencier des employés : cela ne ferait que réduire votre capacité à faire entrer des revenus, et ce, tout en minant la culture et le moral du cabinet (en envoyant à tout le monde le signal de se diriger vers les canots de sauvetage); or, vous aurez besoin d’un personnel en bonne condition pour vous permettre de traverser cette période difficile.
- Protégez vos meilleurs joueurs : la stratégie de rentabilité numéro un des cabinets à l’heure actuelle est d’aller recruter les bons employés des autres firmes.
- Réglez le cas des employés sous-productifs. Signalez clairement les attentes du cabinet par des examens de rendement et une surveillance continue. Éliminez ceux et celles dont le rendement ne s’ajuste pas. Faites-le de manière rapide, efficace et humaine — tout le reste du cabinet surveille la manière dont vous traitez la question.
- Il est probable que certains de vos avocats et avocates verront leur domaine de spécialisation s’effondrer devant eux. Aidez-les à faire la transition vers des domaines plus productifs. Si cela n’est pas possible, le cabinet peut envisager de les garder durant la récession dans l’optique que leur domaine retrouvera sa productivité. Mais si les choses sont désastreuses, ils devront peut-être quitter le cabinet pour en assurer la survie. Il n’y a pas ici de solution facile — que des conséquences douloureuses.
- Travaillez sur l’amélioration de l’efficacité. En transformant votre cabinet en une machine légère et efficace, il sera mieux placé pour saisir les bonnes occasions qui surviendront lorsque le vent économique finira par tourner.
- Enfin, concentrez-vous sur les clients qui font face aux mêmes difficultés économiques, en espérant que vous les aiderez à s’en sortir.
David J. Bilinsky est conseiller en gestion de cabinet pour la Law Society of British Columbia. Courriel : info@thoughtfullaw.com. Blogue : www.thoughtfullaw.com. Cet article a d’abord paru dans le numéro de décembre de BarTalk, le magazine officiel de la Division de la Colombie-Britannique de l’ABC.