Dans ce numèro...
- Les stages en droit : Une professionnelle du recrutement pour les cabinets vous explique comment obtenir un bon stage
- Mémoires de recherche : Comment avoir une longueur d’avance pour la remise du mémoire à votre supérieur.
- Curriculum Vitae : Rédigez une lettre de présentation irrésistible et replacez l’aspect “vitae” dans votre c.v.
- Carrières : PI ou pas de PI, voilà la question
- Survie : Deux vérités incontournables au sujet du stage
- Numéro spécial étudiants : Coup d’oeil sur le numéro spécial étudiants de cette année dans le National
- Addendum: Vous désirez partager une histoire avec d’autres?
Comment obtenir le bon stage en droit
Par Kyla Sandwith, Borden Ladner Gervais LLP
Chaque année, des centaines d’étudiants et d’étudiantes enthousiastes s’évertuent à trouver un stage, qui sera la dernière étape à franchir avant de devenir un « vrai » avocat ou une « vraie » avocate. Au cours des dernières années, les renseignements mis à la disposition de la population estudiantine ont grossi de façon exponentielle. Et avec l’ajout des Agents de perfectionnement professionnel dans presque toutes les facultés canadiennes, les étudiants bénéficient de beaucoup plus de conseils et d’assistance qu’auparavant.
L’aspect positif de ce surplus d’informations est que les étudiants sont mieux équipés pour trouver un stage qui convient à leur personnalité, à leur philosophie de travail et à leur style de vie - grand cabinet, petit cabinet ou gouvernement. Le côté moins agréable est qu’avec cette mine de renseignements en mains, il peut devenir difficile de cerner le cabinet ou l’entreprise qui conviendra le mieux à vos besoins et attentes.
Voici quelques suggestions, du point de vue d’une professionnelle du recrutement pour les cabinets juridiques, quant à la meilleure manière de se préparer à une entrevue de stage et des conseils pour vous aider à faire le tri entre les différents cabinets et obtenir l’emploi que vous souhaitez, en plus de quelques règles à suivre et de pièges à éviter une fois que vous l’avez obtenu.
1. Préparation à l’entrevue
Dans le cadre de votre quête d’un stage en droit et de la préparation de votre dossier de candidature, vous en viendrez à cerner le type de milieu de travail qui convient le mieux à votre personnalité et à votre style de vie. Sinon, il vous faudra faire marche arrière et définir précisément ce que vous recherchez : un milieu de travail de type collégial, la possibilité d’assumer des responsabilités importantes, un travail et une clientèle spécialisés, l’option du mentorat, une formation permanente, la capacité de façonner votre parcours professionnel à votre guise, etc.
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Tâchez de rencontrer le maximum de gens dans le cabinet. Ainsi, votre souvenir persistera davantage dans l’esprit des gens lorsqu’il leur faudra prendre une décision. |
Une fois cette démarche effectuée, c’est là que commence la véritable recherche, avec tout ce que cela implique de rigueur. Commencez par passer en revue les sites Web des cabinets juridiques. Discutez avec d’anciens camarades de classe qui font leur stage dans les cabinets que vous convoitez. Adressez-vous aux avocats et avocates de votre connaissance qui exercent dans ces cabinets et tâchez de savoir si le cabinet en question offre ce que vous recherchez. Mais ne vous arrêtez pas là : ayez à l’esprit, lors de l’entrevue, tous les renseignements ainsi recueillis et demandez aux intervieweurs de répondre à vos questions ou préoccupations.
Bien qu’il soit tout à fait acceptable de poser certaines des questions standard, nous recommandons de creuser davantage si vous voulez déterminer dans quelle mesure le cabinet vous convient vraiment. En voici quelques exemples :
- Je sais que votre cabinet fonctionne avec un système de rotation. Quel est, selon vous, l’avantage d’un tel système pour votre entreprise?
- Quels types de programmes de formation juridique permanente offrez-vous? S’agit-il de programmes spéciaux ou de programmes réguliers officiels?
- En tant que cabinet exerçant à l’échelle nationale, de quelle manière vos différents bureaux interagissent-ils? Y a-t-il un esprit d’équipe ou chaque bureau fonctionne-t-il comme une entité distincte?
- Quelle part de responsabilité est-elle confiée aux étudiants et étudiantes dans votre cabinet?
- Quel type d’aide fournit-on aux étudiants? Que se passe-t-il si je rencontre des problèmes pendant mon stage? Comment ces problèmes sont-ils réglés et quelles ressources sont disponibles pour que le stage soit une réussite?
- Qu’est-ce qui vous distingue de vos concurrents? Quelles possibilités me seront offertes ici dont je ne bénéficierais pas forcément ailleurs?
La clé pour obtenir précisément le maximum des renseignements souhaités et pour vérifier le bien-fondé de votre choix est d’aller directement à la source.
2. Concentrez-vous sur le travail lui-même
Après avoir posé toutes les bonnes questions et fixé votre choix sur le cabinet susceptible de vous offrir ce que vous recherchez, comment allez-vous décrocher le stage de vos rêves? Obtenir un stage en droit est un processus extrêmement exigeant parce que la concurrence est féroce et qu’aucune garantie n’est en général accordée dans ces situations. Il existe cependant quelques règles à suivre (et des pièges à éviter) pour augmenter vos chances de réussite :
À faire :
- Exprimez clairement votre intérêt pour le cabinet. En demeurant trop réservé, vous risquez d’être éliminé au profit de quelqu’un qui manifeste avec plus d’enthousiasme et de franchise son intérêt pour le cabinet.
- Tâchez de rencontrer le maximum de gens dans le cabinet. Ainsi, votre souvenir persistera davantage dans l’esprit des gens lorsqu’il leur faudra prendre une décision.
- Soyez authentique. Prétendre être quelqu’un de différent de votre véritable nature pour obtenir l’emploi est la meilleure façon de vous retrouver dans une relation de travail inconfortable, voire malheureuse.
- Faites preuve de discernement professionnel pendant toutes les entrevues - et pas seulement avec les cabinets qui vous intéressent. Même dans les grandes villes, le monde (juridique) est petit!
À éviter :
- Dire à chaque cabinet qu’il est votre premier choix. Les avocats parlent entre eux et on aura tôt fait de démasquer vos fausses représentations.
- Harceler votre employeur prospectif. Il y a une ligne de démarcation entre être proactif et impoli. Ne franchissez surtout pas cette ligne.
- Que l’on parle de vous – si c’est le cas, les propos échangés à votre sujet sont sans doute peu flatteurs.
« Ne traitez pas vos collègues de stage comme des concurrents. Bien que, dans certains cas, le nombre de postes d’avocats salariés à combler sera inférieur au nombre d’étudiants stagiaires, contribuer à l’échec de vos pairs ne peut que nuire à vos perspectives d’être réembauché. »
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3. Ça y est, vous avez le stage. Et maintenant?
Félicitations! Vous venez de décrocher l’emploi de vos rêves et vous vous préparez fébrilement à commencer votre stage. Voici quelques conseils qui vous aideront, non seulement à survivre à cette expérience, mais aussi à la réussir pleinement :
- Posez des questions. Les gens savent que vous êtes en apprentissage, ils sont donc tout disposés à répondre à vos questions. Cependant, vous les décevrez si vous leur posez une question à laquelle vous auriez très bien pu répondre vous-même avec un minimum de recherche.
- Apprenez à bien facturer votre temps. Il s’agit là d’une étape cruciale dans le processus du stage et c’est la meilleure façon d’assurer la réussite future de votre carrière. Sollicitez des conseils sur ce point à votre superviseur principal.
- Ne traitez pas vos collègues de stage comme des concurrents. Bien que, dans certains cas, le nombre de postes d’avocats salariés à combler sera inférieur au nombre d’étudiants stagiaires, contribuer à l’échec de vos pairs ne peut que nuire à vos perspectives d’être réembauché.
- Adoptez toujours un comportement professionnel, soyez courtois et respectueux avec tout le monde dans le cabinet, les avocats, les avocates comme le personnel administratif. N’oubliez que ce sont vos futurs collègues.
- Soyez présent et prenez une part active dans l’équipe. En vous intégrant à l’équipe, vous découvrirez plus rapidement les ressources à votre disposition pendant votre stage et par la suite. C’est aussi une excellente manière de faire de votre stage une expérience des plus agréables.
Kyla Sandwith est directrice du recrutement professionnel pour le bureau de Calgary du cabinet Borden Ladner Gervais et membre du comité national de recrutement des étudiants pour BLG. Kyla travaille à temps plein sur le recrutement, la formation et le développement des étudiants pour le bureau de Calgary. Avant d’assumer cette fonction, elle exerçait dans le domaine du litige civil.
Rédiger un mémoire de recherche parfait
Tiré du site Student Survival, McMillan Binch Mendelsohn LLP
Les travaux de trimestre que les étudiants et étudiantes doivent réaliser pour les professeurs et professeures de droit sont très différents des mémoires de recherche que les stagiaires en droit doivent rédiger pour les responsables de stages. Les extraits suivants tirés de la page Student Survival du site Web de McMillan Binch Mendelsohn LLP expliquent cette différence et donnent aux stagiaires en droit des conseils sur la manière de rédiger des mémoires de recherche de premier ordre pour les clients et clientes.
Un mémoire de recherche vise à répondre à une question de droit qui doit être analysée dans le contexte d’un ensemble de faits précis.
Par exemple, le client ou la cliente de votre cabinet juridique (une banque) a appelé un de vos avocats, avocates, pour savoir si un accord conclu avec une de ses entreprises clientes est opposable audit client, même si le client n’a pas envoyé à la banque une résolution de la société l’autorisant à conclure l’accord.
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Dressez la liste des questions par ordre d’importance décroissante. Elles doivent correspondre à l’analyse du droit. |
L’avocat ou l’avocate connaît un principe du droit de sociétés (appelé la « règle de la régie interne ») qui interdit aux sociétés d’invoquer la nullité d’une transaction conclue avec un tiers en raison du fait que les conditions énoncées dans les documents constitutifs n’ont pas été respectées.
Cependant, l’avocat se pose la question de savoir si les banques sont assujetties à des règles particulières et vous demande de faire des recherches et de rédiger un mémoire sur la question pour qu’elle puisse donner une réponse au client. N’oubliez pas que l’avocat se fonde sur votre recherche pour donner des conseils au client.
Parties du mémoire
En règle générale, les mémoires de recherche comprennent huit parties :
- En-tête
- Paragraphe d’introduction
- Faits
- Hypothèses
- Questions
- Conclusions
- Discussion
- Portée de la recherche (Sources consultées)
1. En-tête
Bien que chaque cabinet juridique adopte un format personnalisé, en règle générale, cette partie du mémoire comporte :
- les noms des destinataires du document
- les noms des personnes qui ont rédigé le mémoire
- la date du mémoire
- les détails du dossier
- l’objet du mémoire
2. Paragraphe d’introduction
Le premier paragraphe présente les thèmes de la recherche.
3. Faits
Dans cette partie, vous décrivez brièvement les principaux faits entourant le problème. Vous devez exposer uniquement des faits pertinents à la question que vous avez à analyser, sans entrer dans des détails inutiles.
4. Hypothèses
Dans certains cas, vous pouvez omettre cette partie; cependant, si vous avez formulé des hypothèses qui ont une incidence sur les conclusions, vous devez les expliquer pour permettre au lecteur ou à la lectrice de comprendre les faits sur lesquels se fondent ces conclusions.
5. Questions
Dressez une liste des questions que vous devez analyser. Dans certains cas, les avocats et avocates préparent une liste de questions que vous pouvez incorporer directement dans le mémoire; cependant, dans la plupart des cas, les avocats choisissent un thème général que vous devez décomposer en sous-questions.
« Répondez à la question précise qui vous a été posée. Si vous ne comprenez pas la question, demandez des explications. Il est très frustrant pour les stagiaires et pour les avocats de perdre un temps considérable à faire des recherches sur une question non pertinente. »
| Dressez la liste des questions par ordre d’importance décroissante. Elles doivent correspondre à l’analyse du droit. Si de nouvelles questions surviennent au cours de la recherche, avisez l’avocat, car il pourrait les connaître et vous demander de ne pas faire d’autres recherches sur le sujet.
6. Conclusions
Formulez des conclusions pour chaque question que vous avez analysée dans la partie réservée aux questions. Essayez d’arriver à une conclusion (d’une façon ou d’une autre) quant à l’interprétation du droit et à la réponse pour le client. Les avocats préfèrent avoir une réponse claire dans un mémoire plutôt que de lire une explication confuse qui ne permet pas d’arriver à une conclusion solide. Faites appel à votre jugement et assurez-vous que votre exposé appuie les conclusions.
Les conclusions doivent être brèves et concises. L’objectif est de donner une réponse immédiate à l’avocat et, ensuite, d’expliquer les méthodes utilisées pour arriver aux conclusions dans la partie réservée à la discussion.
7. Discussion et analyse
Dans cette partie, vous analysez le droit et son application aux faits que vous avez examinés. Consacrez un chapitre à chaque question et un sous-chapitre à chaque sous-question. De cette façon, votre mémoire est beaucoup plus facile à lire.
Si vous constatez l’existence de deux courants jurisprudentiels contradictoires relativement à une question, faites une description des deux systèmes. Essayez de mettre en évidence ou de comparer les courants jurisprudentiels et d’expliquer pourquoi, selon vous, le tribunal pourrait accorder plus de poids à un raisonnement plutôt qu’à l’autre. Essayez d’arriver à une conclusion solide en vous fondant sur les faits précis du dossier.
Vous pouvez aussi joindre au mémoire une description des cas importants ou des extraits des textes de loi.
8. Portée de la recherche (Sources consultées)
Dressez une liste de toutes les sources que vous avez consultées pendant la recherche. Vous pourrez les utiliser pour d’autres recherches. Une liste détaillée est utile aux autres stagiaires et aux avocats qui consultent votre mémoire pour d’autres dossiers. Par exemple, chez McMillan Binch Mendelsohn, tous les mémoires de recherche sont enregistrés dans une base de données informatisée et servent de point de départ pour faire d’autres recherches.
Conseils pour la rédaction des mémoires de recherche
- Après avoir terminé les recherches et avant de rédiger le document, tracez les grandes lignes de votre mémoire afin de mieux organiser le travail et d’écrire le mémoire de manière logique.
- Faites attention à ne pas sous-estimer le temps nécessaire à la rédaction d’un mémoire. La préparation d’un document concis et bien écrit exige beaucoup de travail; il ne suffit pas d’écrire rapidement ce que vous avez appris.
- Pensez aux personnes qui liront le document. Dans la plupart des cas, ce sont les avocats et avocates de votre cabinet qui lisent vos mémoires. Dans d’autres cas, ce sont les clients, clientes.
- Répondez à la question précise qui vous a été posée. Si vous ne comprenez pas la question, demandez des explications. Il est très frustrant pour les stagiaires et pour les avocats de perdre un temps considérable à faire des recherches sur une question non pertinente.
- Concentrez-vous sur la question visée. Les avocats n’ont pas le temps de lire un traité sur le droit contractuel. Concentrez-vous sur les questions qui ont été soulevées.
- Donnez une réponse à toutes les questions que vous soulevez. Vous devez trouver des réponses, même s’il n’y a pas de jurisprudence touchant un point particulier ou si vous ne trouvez pas de textes traitant de la question.
- Effectuez une analyse des questions et évitez de faire des résumés de cas, sauf si l’avocat vous a donné des directives précises à cet égard. Évitez les discussions sur les politiques, sauf si c’est absolument nécessaire ou si l’avocat vous a donné des directives précises.
- Évitez le jargon juridique et n’utilisez pas un style trop complexe. Votre mémoire doit être facile à lire et contenir tous les renseignements et les analyses pertinents.
- Assurez-vous que toutes les sources et la jurisprudence que vous citez à l’appui de vos propos sont à jour.
- Relisez le mémoire et vérifiez l’orthographe avant de le présenter à l’avocat. N’oubliez pas que les correcteurs orthographiques ne peuvent remplacer une relecture attentive.
- Sauvegardez les ébauches de votre mémoire, car vous pourriez avoir besoin d’ajouter certaines phrases que vous aviez éliminées.
- Soyez prêt à faire un résumé oral de votre document.
- En dernier lieu, rappelez-vous que les avocats utilisent votre mémoire pour dispenser des conseils juridiques à un client.
La page Student Survival du site Web de McMillan Binch Mendelsohn LLP (http://www.mcbinch.com/StudentSurvival.aspx) est une source en ligne reconnue qui donne des conseils sur la transition de la faculté de droit à la pratique juridique.
Conseils pour votre C.V. et l'entrevue
Votre lettre d’accompagnement et votre curriculum vitæ sont souvent le premier contact que vous avez avec le cabinet. Aussi, vous voulez qu'ils reflètent votre expérience et vos champs d'intérêt, et qu'ils soient bien compris par le lecteur. Voici quelques conseils de redaction du site Web de Davies Ward Phillips & Vineberg.
Lettre Couverte
- Joignez toujours une lettre d’accompagnement. Elle sert à vous présenter et à transmettre votre curriculum vitæ.
- Relisez-vous! Les fautes d'orthographe, une grammaire boiteuse et une mauvaise conjugaison des verbes sont des distractions qui parfois peuvent rendre votre message confus. Demandez à un ami ou à un membre de votre famille de relire votre lettre.
- Personnalisez votre lettre. Dites-nous pourquoi vous désirez vous joindre à notre cabinet. Assurez-vous de l'adresser au nom d'un destinataire en particulier plutôt qu « À qui de droit».
- Utilisez la lettre d’accompagnement pour mettre en évidence une compétence ou un point fort qui, selon vous, seraient appréciés au cabinet. Par exemple, le leadership, l'entrepreneurship ou la créativité.
- Mettez en évidence une expérience qui est susceptible d'intéresser particulièrement les membres du cabinet, mais abstenez-vous de répéter tout ce qui est dans votre curriculum vitæ.
- Faites en sorte que le lecteur veuille vous connaître. Mentionnez les réussites ou les activités dont vous êtes vraiment fier et qui reflètent vos champs d'intérêt. Ces éléments nous aideront aussi à choisir les personnes appropriées pour votre entrevue.
- Rédigez une lettre claire, concise et intéressante. Deux ou trois paragraphes, c'est la longueur idéale.
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Veillez à ce que votre curriculum vitæ ne dépasse pas deux pages. Utilisez des titres qui en facilitent la lecture et commencez par votre expérience de travail et votre formation la plus récente, en ordre chronologique inversé. |
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Votre lettre doit être rédigée dans un style approprié. Évitez le jargon juridique comme « ci-après » ou « jusqu’à la date des présentes ». Évitez le tape-à-l’oeil. Ne versez pas outre mesure dans le style publicitaire.
- N'oubliez pas de signer votre lettre d’accompagnement. Assurez-vous de mentionner la façon de vous joindre.
- Utilisez du papier de format 8½ sur 11 de bonne qualité. Aucune fantaisie, aucune couleur. Servez-vous du même papier et du même caractère pour votre lettre d’accompagnement et pour votre curriculum vitæ. Envoyez toujours l'original de la lettre plutôt qu'une photocopie et livrez le tout dans une enveloppe 8½ sur 11.
- Joignez vos relevés de notes.
Curriculum vitæ
- Assurez-vous que votre C. V. est clair et concis.
- Mentionnez toute votre formation postsecondaire. Nommez l’établissement, indiquez les années pendant lesquelles vous y avez étudié, le diplôme obtenu et le domaine principal de vos études. Ne mentionnez pas vos études secondaires.
- Mentionnez votre expérience de travail récente et pertinente. Donnez les dates, le nom de l'employeur et votre poste. Ajoutez une brève description de vos fonctions et de vos réalisations.
- Expliquez, dans votre lettre d’accompagnement, les interruptions de formation ou d'expérience de travail.
- Mentionnez vos champs d'intérêt, vos activités parascolaires et les prix qui vous ont été décernés. Ces détails aident à animer les conversations au cours de votre entrevue et nous donnent un aperçu de vos réalisations hors de vos études ou de vos emplois.
- Soyez vrai. N'exagérez pas votre expérience, ni vos champs d'intérêt.
- Omettez vos résultats LSAT, les énoncés relatifs à vos objectifs de carrière, les photos et les renseignements personnels comme votre âge, votre état de santé, votre état matrimonial ou votre NAS.
- Veillez à ce que votre curriculum vitæ ne dépasse pas deux pages. Utilisez des titres qui en facilitent la lecture et commencez par votre expérience de travail et votre formation la plus récente, en ordre chronologique inversé. Les marges doivent être les mêmes des deux côtés et le caractère doit être facile à lire.
- Indiquez vos coordonnées dans votre curriculum vitæ. Inscrivez « Curriculum vitae » au haut de la page.
Une carrière en droit de la propriété intellectuelle ?
Par Neil Henderson, Bereskin & Parr
Au cours de la dernière décennie, le droit de la propriété intellectuelle est sorti de l’ombre. De plus en plus de gens connaissent la propriété intellectuelle et son impact sur l'économie. Il en découle un intérêt accru pour la PI sur le plan juridique – et une demande croissante pour des professionnels, professionnelles, capables de dispenser des conseils en droit de la propriété intellectuelle.
La propriété intellectuelle couvre un éventail de pratiques, y compris les brevets, les marques de commerce et le droit d’auteur, ainsi que des formes apparentées de licences et de litiges et même des fusionnements et acquisitions.
Ce texte abordera les exigences et les démarches à prendre pour réussir une carrière en droit de la propriété intellectuelle.
« Les postes dans les boutiques de PI et dans les grands cabinets juridiques sont généralement comblés par ceux et celles qui s’engagent en PI tout de suite après la première ou la seconde année à la faculté de droit. »
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1. Droit des brevets
Alimenté par le boum technologique, le droit des brevets a connu la plus forte croissance au cours des dix dernières années. Le droit des brevets est généralement divisé en poursuites de traitement de demandes de brevets et en litiges relatifs aux brevets. Pour poursuivre une carrière en traitement de demande de brevet vous devez être agent ou agente de brevets. Pour devenir agent de brevets, vous devez travailler un an avec un professionnel des brevets et réussir un examen rigoureux de quatre jours.
Un diplôme de premier cycle en sciences ou en génie vous aidera à travailler avec des inventeurs et à comprendre et décrire les inventions techniques les plus complexes. Un agent de brevets n’a pas besoin de diplôme en droit mais la plupart des agents de brevets canadiens sont des avocats et avocates. Le droit des brevets étant fort complexe, les examens sont à l’image du niveau de difficulté : il est rare que plus d’un candidat ou d’une candidate sur quatre les réussisse.
Dans un litige relatif aux brevets, l’avocat a le mandat de défendre ou de faire respecter un brevet devant les tribunaux. Ces dernières années ont vu un nombre croissant de litiges concernant des brevets pharmaceutiques. Pour exercer en droit des brevets, il faut être membre d’un barreau provincial. Un diplôme de premier cycle en sciences ou en génie serait utile. Il n’est pas nécessaire, quoique utile, d’être agent de brevets.
2. Demandes/litiges relatifs aux marques de commerce
Le droit des marques de commerce couvre la protection des noms, slogans et logos d’une entreprise, d’un produit ou d’un service. Les stratégies de marque ont toujours constitué un élément important du commerce, et ont encore gagné en importance avec la mondialisation de l’économie.
À l’instar des agents de brevets, il existe une désignation distincte pour les agents de marques de commerce. Les avocats qui désirent devenir agent de marques de commerce doivent œuvrer dans le domaine pendant deux ans et demander leur enregistrement. Les non-juristes ont en surplus un examen rigoureux de deux jours.
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Il en découle un intérêt accru pour la PI sur le plan juridique – et une demande croissante pour des professionnels, professionnelles, capables de dispenser des conseils en droit de la propriété intellectuelle. |
3. Droit d’auteur
Le droit d’auteur vise à protéger différentes formes d’expressions, y compris les œuvres artistiques, les livres, les films et la musique. La montée de l’Internet a aussi créé de nouveaux défis pour le droit d’auteur, notamment dans les secteurs de la musique et du cinéma. Le droit d’auteur joue un rôle important dans le droit des technologies de l’information et dans le droit du divertissement. Dans chacun de ces domaines, une expérience pertinente s’avérera utile.
Choix de carrières
Le droit de la propriété intellectuelle est devenu un secteur fort concurrentiel parce qu’à l’entrée l’offre dépasse largement la demande pour le moment. Dans certaines spécialités comme la biotechnologie, la plupart des candidats et candidates ont un doctorat; alors, n’espérez pas trop si vous n’avez qu’un diplôme en droit. Étant donné qu’une bonne partie des travaux en propriété intellectuelle touchent à plus d’un pays, une compétence dans une seconde et même une troisième langue peut être un atout.
Conclusion
Si vous voulez faire carrière en droit de la propriété intellectuelle, intéressez-vous au secteur dès le début de vos études en droit. Les postes dans les boutiques de PI et dans les grands cabinets juridiques sont généralement comblés par ceux et celles qui s’engagent en PI tout de suite après la première ou la seconde année à la faculté de droit. Bifurquer tardivement vers le droit de la propriété intellectuelle peut s’avérer difficile.
Deux vérités à connaître au sujet des stages en droit
Par Jordan Furlong
Certains et certaines d’entre vous se retrouveront sous peu dans un cabinet juridique ou un contentieux d’entreprise à titre de stagiaire. Quelques-uns parmi vous y sont déjà, tandis que pour d’autres, il faudra encore attendre un ou deux ans avant d’y arriver. Mais où que vous soyez rendu dans le parcours qui vous mène à la profession de juriste, le stage en droit en est le tremplin incontournable.
Et la profession, il faut le dire, se préoccupe peu de vous renseigner sur ce qui vous attend au cours de cette étape capitale. Cet article a donc pour but d’ajuster vos attentes en fonction de la réalité, même si vous êtes déjà en stage. Je tiens donc ici à vous faire part des réflexions que m’inspirent deux vérités générales et assez répandues à propos du fameux stage. À mon avis, si vous n’êtes pas déjà au fait de la première, elle n’aura probablement pas l’heur de vous plaire.
1. Les connaissances que vous avez mis trois ans à acquérir vous serviront peu dans la pratique. C’est une vérité qu’il est dur d’entendre, mais plus tôt vous en êtes conscient, mieux cela vaut.
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Votre rythme de travail, votre manière de résoudre des problèmes et l’auditoire que vous tenterez de satisfaire vont radicalement changer. |
En règle générale, la faculté de droit vous apprend à aborder un vaste éventail de problèmes juridiques, sous l’angle de l’analyse théorique, et de manière objective. En général aussi, les employeurs en droit vous paieront pour vous débrouiller avec les problèmes des clients et clientes en se contentant de vous « balancer » des informations et options à ces problèmes, avec une certaine partialité et une exigence quant à la rapidité et l’efficacité. C’est pour le moins un authentique dépaysement.
Cette situation exigera de votre part certains ajustements plutôt considérables. Votre rythme de travail, votre manière de résoudre des problèmes et l’auditoire que vous tenterez de satisfaire vont radicalement changer. Vos notes de recherches deviendront des plans précis et concis délimitant la manière dont le droit peut répondre aux attentes du client. Croyez-moi sur parole, votre supérieur hiérarchique n’est nullement intéressé à lires vos références à l’arrêt Donohue c. Stevenson dans un mémoire de recherche pour un litige en droit des assurances.
Certains d’entre vous croiront échapper à cette mauvaise surprise parce qu’ils auront déjà eu un emploi d’été dans ce cabinet. Mais ne vous faites pas d’illusion, dans la plupart des cas, la différence entre un emploi d’été et un stage équivaut à la différence qu’il y a entre la période de réchauffement et le vrai match. Vous savez comment faire des recherches à la bibliothèque et vous connaissez le nom des associés, cela constitue certes un bon départ. Cependant, la plupart des employeurs traitent leurs étudiants et étudiantes d’été comme des convives invités à séjourner quelques jours dans leur chalet alors que les stagiaires sont considérés comme des employés à part entière. Ce qui peut vous causer un certain choc.
Si l’on devait résumer : préparez-vous à affronter un emploi où la pression est forte sans avoir forcément à votre disposition les outils pour y parvenir. Ça c’est la mauvaise nouvelle. Voici maintenant la bonne :
2. Vos employeurs sont au courant! Ils n’apprécient pas vraiment cette réalité – essayez quand vous aurez un moment de faire dire à un des associés ce qu’il pense du système de la faculté de droit et de l’école du barreau et tâchez de vous tenir à distance! – mais sachez qu’ils le comprennent et ne sauraient vous en tenir rigueur.
C’est un fait : le fossé est assez énorme entre ce que la faculté de droit vous enseigne et ce que la pratique du droit exige de vous. Les cours d’admission au barreau essaient autant que faire se peut de combler ce fossé; cependant, le temps est limité pour atteindre cet objectif. Honnêtement, même si une faculté de droit consacrait trois années complètes à l’apprentissage des techniques ciblées sur l’exercice du droit en pratique privée - et franchement je ne pense pas que ce serait une bonne idée - cela ne vous empêcherait pas de devoir prendre un virage complet dans l’état de vos connaissances en commençant votre stage. C’est un peu comme si vous deviez apprendre à l’aide de stéroïdes.
Ainsi donc, vos employeurs sont parfaitement conscients que les nouveaux stagiaires ne sont pas préparés pour ce qu’on attend d’eux. Les meilleurs d’entre eux vous dispenseront les connaissances pratiques qu’ils ont eux-même acquises sur le tas, ce qui viendra habilement compléter votre savoir théorique et vous permettra de vous ajuster plus rapidement à la culture de l’employeur et de répondre aux exigences propres à la communauté juridique locale devenue la vôtre. Vous ne serez pas jeté dans la fosse aux lions sans une main secourable…
« C’est un fait : le fossé est assez énorme entre ce que la faculté de droit vous enseigne et ce que la pratique du droit exige de vous. »
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En même temps, votre employeur s’attend à ce que vous appreniez beaucoup et vite. La bonne nouvelle, c’est que vous en êtes tout à fait capable, avec les compétences et connaissances que vous avez acquises à la faculté en plus de celles qui font déjà partie de votre bagage personnel. Voici quelques suggestions cependant pour accélérer le processus :
- Déterminez clairement les attentes de votre employeur : asseyez-vous avec votre directeur ou directrice de stage dès le début et tâchez de cerner ce qu’il ou elle attend de vous. Demandez-lui des précédents mémoires de recherche qu’il ou elle a particulièrement appréciés de la part de ses ex-stagiaires pour avoir une idée de l’approche et du style que vous devriez privilégier. Soulignez vos qualifications et vos points forts et discutez des secteurs qui mériteraient une amélioration. Souvenez-vous que votre directeur de stage n’est pas qu’un simple superviseur; il ou elle est professionnellement responsable de vous former comme avocat ou avocate.
- Posez souvent des questions. Si, par nature, vous êtes réticent à le faire, c’est à présent le moment de surmonter vos craintes et de vous plonger dans la mêlée. Tâchez de découvrir le mode de fonctionnement préféré d’un avocat ou d’un département en particulier. Réclamez des commentaires au sujet de votre rendement et soyez tenace – les avocats et avocates sont moins enclins que les autres à donner des évaluations. Posez des questions aux avocats salariés et aux secrétaires (ce sont de véritables mines de renseignements et d’excellents alliés potentiels) au sujet des procédures et de l’étiquette à respecter. Efforcez-vous d’en tirer le maximum.
- Procédez à votre propre évaluation régulièrement. Les avocats et avocates qui travaillent avec vous devraient vous fournir des évaluations officielles, lesquelles vous seront très utiles. Mais vous devez aussi faire le point sur votre évolution et les progrès réalisés au sein du cabinet. Gardez un journal des leçons que vous avez tirées de votre expérience (d’une manière amusante ou autre, selon ce qui vous convient), des compétences acquises et des développements et réalisations que vous avez accomplis. Même en milieu d’année de stage, vous serez agréablement surpris de constater à quel point vous avez déjà évolué.
- Restez positif et décontracté. C’est le plus important conseil que je puis vous donner. Souvenez-vous que vous êtes un professionnel intelligent, qualifié et travailleur et que vous avez en outre la capacité d’assimiler une foule de nouvelles données et situations. Certes, la transition de la faculté au monde du travail est souvent semée d’embûches, mais vous savez aussi que c’est tout à fait réalisable – rappelez-vous que des milliers de personnes effectuent cette transition chaque année. Restez optimiste et ayez confiance en vos propres capacités et talents - quelle que soit la situation qui sera la vôtre à l’issue de ce stage, vous serez prêt à affronter tout ce que le droit a à vous offrir. Et bienvenue dans la profession juridique!
Jordan Furlong est rédacteur en chef du magazine National de l’Association du Barreau canadien depuis sept ans, après avoir passé 2 ans et demi en qualité de journaliste et de rédacteur du journal The Lawyers Weekly.
Coup d’oeil sur le numéro spécial étudiants du National cette année
Pour la quatrième année consécutive, le magazine National publiera un numéro spécial à l’intention des 10 000 étudiants en droit du Canada. Ce dernier sera disponible à compter du 1er septembre et sera distribué dans toutes les facultés de droit. Vous pourrez y lire des articles portant sur :
- La poursuite d’une carrière juridique à caractère social
- Bloggeurs et étudiants en droit
- La nouvelle vague des concours de plaidoiries
- La réforme des cours d’admission au Barreau
- Cabinets juridiques et services Pro bono
- Et bien plus encore!
Ne manquez surtout pas la publication de ce nouveau numéro consacré aux étudiants! Et, en attendant, vous pouvez vous rabattre sur nos numéros des années antérieures, disponibles gratuitement sur le site Web de l’Association du Barreau canadien.
Addendum a besoin de vous!
Vous avez une bonne plume? Vous avez des tonnes de choses à partager au sujet de la Faculté de droit ou de vos collègues étudiants et stagiaires? Voici une occasion en or. Le magazine National est à la recherche de textes rédigés par des étudiants. Ces derniers seront publiés dans notre prochain bulletin électronique Addendum – édition étudiants et stagiaires, distribués à des milliers d’étudiants canadiens.
Textes d’opinion, recherches, anecdotes – tout ce qui a trait à la vie à la faculté ou à la transition entre l’école et la pratique nous intéresse. Faites parvenir vos suggestions et propositions de textes à national@cba.org avant le 30 juin!
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