Law Practice Management imagery
Home Accueil    Adhérez/Renouvelez     Développement professionnel    Contact    English       

CBA.org
Dirigeants
Tirer les leçons de nos erreurs
<< Retour

Magazine National  

Une rubrique EnPratique de l’ABC paraît dans chaque numéro du magazine National.

RSS 2.0 feed Fil de nouvelles d'EnPratique
À propos de RSS




Tirer les leçons de nos erreurs

Par Debra Bruce

Comme une personne sage a déjà dit : « Une erreur n’est pas une erreur à moins que vous omettiez d’en tirer des leçons. » J’ai commis ma part d’erreurs dans ma carrière en droit, et j’en énumère ici quelques-unes dont j’ai tiré des leçons. J’ai pensé vous offrir ainsi la possibilité d’éviter d’avoir à les faire vous-mêmes.

1. Considérer les allocutions et la rédaction d’articles comme du temps non facturable. Il est vrai que nous ne pouvons habituellement facturer personne pour ces activités ou les préparatifs qu’elles exigent. En voyant les choses sous cet angle toutefois, j’ai eu tendance à dévaluer ces activités et à les subordonner à tout le reste. En conséquence, je n’ai pas prononcé des allocutions ou publié des articles qui mettaient mes compétences en valeur auprès de nouveaux publics. Il aurait été plus sage de considérer ces activités comme du développement commercial important et d’y accorder toute l’attention voulue.

2. Concentrer les efforts sur les clients potentiels et non les sources de recommandations potentielles. Lorsque je représentais des petites entreprises, le dirigeant du bureau régional d’un grand assureur national m’a demandé de donner à ses représentants commerciaux une conférence sur les conventions des actionnaires. Je ne m’en suis jamais occupée. Je considérais l’affaire comme une faveur à leur rendre, ne reconnaissant pas le fait que ces représentants commerciaux seraient ensuite hautement motivés à vendre mes services aux propriétaires en leur faisant comprendre qu’ils avaient besoin de conventions des actionnaires assorties d’une assurance-vie pour les principaux dirigeants. Je ne l’ai pas reconnu même si j’avais déjà pu constater comment un projet initialement modeste pouvait produire un important client à long terme.

3. Ne pas faire suffisamment de réseautage avec des avocats d’autres domaines de spécialisation. En tant qu’avocate salariée dans un grand cabinet, je facturais énormément d’heures. Durant ces années, j’ai acquis une vision étroite des jeux politiques au sein du cabinet et j’ai ainsi raté beaucoup d’occasions de créer ou renforcer de précieuses alliances. La vie dans un cabinet d’avocats peut être étonnamment semblable à l’émission de téléréalité Survivor, dans laquelle les alliances jouent un rôle crucial.

4. Former un subordonné après l’autre aux mêmes tâches. Après avoir péniblement formé des employés temporaires et autres recrues quelques fois, j’ai appris à demander aux personnes que je supervisais de consigner leurs tâches dans un manuel. Ce manuel précisait les modalités de tout travail routinier ainsi que l’endroit où trouver les ressources utiles ou nécessaires. J’ai aussi constitué des banques de formulaires indexés auxquelles je pouvais renvoyer les employés. Mon travail est ainsi devenu davantage axé sur des systèmes et moins sur des personnes. J’ai obtenu des résultats de meilleure qualité de mes subordonnés directs, j’ai consacré moins de temps à la délégation de tâches et j’ai cessé d’être handicapée par les inévitables changements de personnel.

5. Faire le bourreau de travail, comme tellement d’avocats. Lorsque la culture du cabinet récompense le martyre au nom du service à la clientèle ou des revenus, les avocats peuvent perdre de vue le prix véritable de leur abnégation. Jusqu’à ce que j’apprenne à me fixer des limites et que je commence à me soigner, j’ai travaillé au mépris de ma santé. En reconsidérant cette époque avec l’avantage de mon âge et de mon expérience, je constate que ce que j’en ai gagné ne vaut pas ce que j’ai perdu.

6. Dire à une adjointe d’expérience comment je voulais que les choses se fassent sans lui demander son avis. Lorsque je suis arrivée dans un nouveau cabinet, j’ai entamé une collaboration du mauvais pied. En conséquence, j’ai été confrontée à une résistance passive-agressive et j’ai obtenu des résultats de piètre qualité d’une employée pourtant très compétente. Si j’avais commencé par lui demander comment elle suggérait de procéder, j’aurais pu apprendre quelques nouvelles idées. J’aurais bien eu le temps par la suite de mettre au point une méthode qui nous satisferait toutes deux. J’aurais par ailleurs bénéficié d’une guide mieux disposée pendant mon initiation au nouveau cabinet et j’aurais échappé à beaucoup de frustration au cours des mois suivants.

Cet article a été publié initialement dans The Practice Manager, publié par le State Bar of Texas en mars 2008. Reproduit avec l’autorisation de l’auteur.

Home   Droit d'auteur © L'Association du Barreau canadien    Protection des renseignements personnels    Règles d'usage et dégagement de responsabilité