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Des pauses carrière créatives
Vous envisagez de prendre un congé de votre cabinet, mais sans vous priver de la stimulation intellectuelle associée au droit? Il y a bien des façons d’enrichir ses compétences et son expérience tout en prenant un temps d’arrêt de son travail..
Par Janice Mucalov, LL.B.
Il y a de nombreuses raisons de prendre un congé de l’exercice du droit. Outre les facteurs liés à la vie familiale et la vie privée, certains avocats prennent du recul pour décider de l’orientation de leur carrière. D’autres veulent tenter de nouvelles formules de travail qui enrichiront leurs compétences et leur expérience, ou veulent parer à un malaise professionnel en relevant un nouveau défi intellectuel. Et puis il y a les avocats à mi-carrière qui aspirent à « ralentir » mais qui sont encore à plusieurs années de la retraite.
Les cabinets juridiques pourraient être plus accommodants, mais ils sont quand même en général réceptifs envers les avocats qui souhaitent prendre une pause carrière. La profession juridique reconnaît que le fait d’accorder un congé est positif pour le cabinet aussi bien que pour l’avocat. « Admettre les congés peut aider grandement les cabinets juridiques à conserver leurs avocats », affirme Jocelyn Frazer, conseillère en matière professionnelle et ombudsman en matière d’équité du Barreau de l’Alberta. Un avocat qui serait sur le point de démissionner pourrait être heureux de revenir à son cabinet après avoir pris un congé pour s’occuper d’intérêts personnels.
Pour des raisons pratiques, il peut être difficile de quitter le cabinet pour un congé prolongé. « La nature de la pratique privée fait que si vous êtes absent pendant un certain temps, vos dossiers sont graduellement repris par d’autres associés, ce qui peut dissuader les avocats plus chevronnés de prendre congé », fait remarquer Dal Bhathal, PDG du Counsel Network et directrice de son bureau ontarien.
Et si vous travaillez seul ou dans un petit cabinet, qui s’occupera de vos dossiers et de vos clients? Les plus grands cabinets – où il y a davantage de personnel pour suppléer – sont souvent en meilleure posture pour faire face à des absences. Quoi qu’il en soit, les avantages que procure un congé compensent largement les inconvénients ainsi que l’attestent les avocats interviewés pour cet article.
Il n’est du reste pas nécessaire de renoncer au droit quand vous prenez congé de la pratique privée. Après tout, si vous êtes comme la plupart des avocats, vous aimez l’aspect intellectuel de votre travail. Dans des sondages réalisés auprès d’avocats albertains qui ont abandonné la pratique privée, le « défi intellectuel du travail » est un des éléments qu’ils apprécient le plus. (La plupart des avocats qui abandonnent la pratique conventionnelle continuent à travailler à temps plein, mais dans un contexte juridique différent – p. ex., comme avocat interne ou dans un poste gouvernemental.)
Voilà qui est encourageant. Vous pouvez rester au contact du monde des délits, des contrats et des droits. Si vous êtes intéressé à prendre un congé de la pratique, mais pas de la stimulation intellectuelle associée au droit, voici des options à envisager.
Un détachement
Les détachements – en particulier ceux où un avocat va travailler auprès d’un grand client du cabinet – sont assez courants, affirme Mme Bhathal. « Dans de nombreux grands cabinets en Angleterre, une des exigences en vue de devenir associé est d’effectuer une période en détachement. »
Kate Stephenson, associée chez WeirFoulds de Toronto, est actuellement en détachement pour deux ans auprès du Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne. En revenant d’un congé de maternité, elle voulait éviter les contraintes de la pratique privée et elle savait que le Centre était en voie d’être établi. Son cabinet lui a suggéré de prendre un congé temporaire plutôt que de démissionner.
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« Admettre les congés peut aider grandement les cabinets juridiques à conserver leurs avocats. »
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Parmi les avantages, dit-elle : « J’ai pu me concentrer sur un domaine précis du droit plutôt que de travailler à tout dossier qui m’était soumis. Je crois que je suis devenue un peu plus experte pendant une certaine période. Et le fait de travailler avec un différent groupe de personnes est toujours stimulant sur le plan professionnel. » Elle a aussi apprécié le mentorat et la transmission de ses connaissances à d’autres.
Plus tôt, lorsqu’elle était avocate salariée depuis trois ans, elle avait accepté une affectation à un programme de recherche de l’organisme Aide Juridique Ontario intéressant les avocats de l’aide juridique. Cette expérience a aidé à donner une orientation à ses intérêts paraprofessionnels juridiques et à sa carrière future. Elle a noué des liens qui lui seraient utiles pour trouver des possibilités de bénévolat et de participation à des comités.
Fraser McDonald, un associé chez Gardiner Roberts à Toronto travaillant dans le domaine des valeurs et des transactions, a aussi apprécié ses deux détachements.
Quand il était jeune avocat, il a travaillé pour la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO). « Pour obtenir une perspective de l’autre côté de la clôture, cela a été très utile, dit-il. Les clients trouvent toujours rassurant que j’aie de l’expérience auprès de l’organisme de réglementation. » Par ailleurs, vu les personnes qu’il a connues à la CVMO, il n’a qu’à passer un coup de fil quand il a des questions.
Récemment, il a travaillé en détachement auprès d’une entreprise du domaine du sans-fil inscrite à la Bourse de Toronto. L’entreprise, qui était cliente de son cabinet, avait besoin d’un avocat à temps plein pendant un an. Le détachement était une solution idéale. Fraser McDonald était entré au cabinet après avoir passé trois ans aux Bermudes; il a pu s’assurer immédiatement une charge de travail complète.
Les détachements ont toutefois aussi des inconvénients, fait remarquer Dal Bhathal : « Certains avocats constatent qu’ils perdent le contact avec le cabinet pendant leur absence alors que leurs collègues cultivent les relations avec les associés. Souvent, l’avocat parti en détachement finit par passer chez l’entreprise cliente ou chercher un autre poste interne.
Retournez aux études
Si vous n’êtes pas sûr de l’orientation que vous voulez donner à votre carrière, une bonne option est de prendre un congé pour obtenir une maîtrise en droit, selon Dal Bhathal. Jocelyn Frazer connaît plusieurs femmes qui l’ont fait lorsqu’elles ont pris congé pour élever leurs enfants.
Stacy Petriuk, associée du groupe de litige chez May Jensen Shawa à Calgary, est retournée aux études parce qu’elle voulait élargir ses horizons et approfondir ses connaissances. « Après l’école de droit, j’avais toujours eu envie d’obtenir une maîtrise », dit-elle. Après trois ans à son cabinet, elle est partie avec son fiancé (également avocat) pour étudier à l’Université de Cambridge.
« J’ai donné un long préavis au cabinet [environ quatre mois], se rappelle-t-elle. C’est important pour s’organiser en vue d’un départ, de façon à pouvoir transférer les dossiers de façon responsable. » Mais elle insiste qu’il ne faut pas faire la transition trop tôt : « Vous devez restez productif jusqu’au moment de votre départ. » Après avoir informé le cabinet de la date à laquelle elle débutait à l’université, elle s’est concentrée sur des projets à durée limitée, par exemple de la recherche et la rédaction d’avis juridiques.
« C’était véritablement un luxe d’étudier ce que je voulais apprendre », dit-elle de sa maîtrise axée sur des cours comprenant trois cours en droit international. « Je n’échangerais cette expérience pour rien au monde. » Elle ajoute que Cambridge était un lieu idyllique où vivre pendant un an.
Stacy Petriuk incite quiconque aspire à approfondir ses études à réaliser ses rêves. « Ne supposez pas que c’est moins coûteux d’aller à une université canadienne qu’à une université étrangère», ajoute-t-elle. Pour financer ses études, elle s’est assurée une généreuse bourse provinciale et une aide financière du barreau et de Cambridge. Elle a aussi pu déduire ses frais d’inscription de ses revenus imposables de l’année suivante, ce qui lui a procuré d’intéressantes économies.
Faites du bénévolat
Le travail pro bono peut suspendre les délais relatifs à la réintégration au barreau si vous n’exercez plus le droit. En Alberta, les assurances et les cotisations au barreau reviennent à environ 4700 $ par année pour un avocat qui veut rester actif. Il y a toutefois un statut spécial d’avocat actif uniquement à titre pro bono, assorti de cotisations d’à peine 189 $. Vous êtes admissible au statut spécial (et dispensé des cotisations habituelles) si vous fournissez des services bénévoles par le biais d’une organisation reconnue comme le Volunteer Lawyers Service (où vous travaillez pour un organisme de bienfaisance en particulier) ou Calgary Legal Guidance (qui offre des conseils gratuits à des personnes désavantagées inadmissibles à l’aide juridique).
« Le fait de rester actif de la sorte vous aide à préserver vos compétences juridiques, affirme Jocelyn Frazer. Et vous pouvez choisir les heures et les dossiers qui vous conviennent. »
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Enjeux personnels et éthiques
Prendre congé soulève divers enjeux personnels, éthiques et autres.
D’abord, vous devez faciliter la transition de vos clients et voir à ce que leurs intérêts soient protégés. Votre code de déontologie exige que vous préveniez vos clients de votre absence et que vous les laissiez décider qui continuera à les servir. Il vous incombe aussi d’aider tout avocat qui reprend votre travail.
Vous devez assurer le bon ordre de vos dossiers clients, de sorte que votre successeur puisse aisément poursuivre votre travail. Sur le plan personnel, prenez connaissance des exigences de réintégration au barreau. En Alberta par exemple, vous devez de nouveau passer les examens du barreau après une absence de trois ans.
Voir aussi l’article « When a Lawyer Leaves a Firm », dans le site Web de la Law Society of Alberta's website (.pdf).
– J.M.
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« Vous offrez aussi un énorme avantage au public sur le plan de l’accès à la justice, ajoute-t-elle. Les avocats qui font du travail pro bono en sont réellement fiers. » Elle connaît une avocate dont le seul travail consiste à fournir des services juridiques pro bono. « Sa situation personnelle fait qu’elle n’a pas besoin d’un revenu, et c’est ainsi qu’elle contribue à la société. »
Pour plus amples renseignements, visitez la page Web de l’ABC sur le travail pro bono. Voyez aussi Pro Bono Law Alberta et d’autres sites provinciaux consacrés aux services pro bono.
Faites le suppléant
Un avocat suppléant en est un qui se charge de la clientèle d’un autre avocat qui est absent en vacances ou en congé de maternité ou de maladie.
Les barreaux de la Colombie-Britannique et de l’Ontario ont créé des registres de suppléants dans l’intérêt à la fois des cabinets ou des avocats ayant besoin d’un suppléant et des avocats offrant leurs services à ce titre. Le rôle de suppléant peut convenir aux avocats qui recherchent de la variété ou qui sont bien avancés dans leur carrière et souhaitent plus de flexibilité tout en continuant d’exercer le droit.
Les ententes de suppléance prennent diverses formes. Certains avocats se spécialisent dans de courtes périodes de suppléance d’une semaine à deux mois, auprès d’un petit bassin d’avocats clients. D’autres, comme Tom Lathrop, acceptent des suppléances pouvant atteindre six mois. Il travaille ainsi depuis 15 ans, en plus d’enseigner les cours préparatoires à l’admission au Barreau de la Colombie-Britannique.
« C’est une différente façon d’exercer le droit, dit-il. La plupart du temps, c’est amusant. » Il ajoute qu’un grand avantage est le fait qu’il y ait peu de frais généraux. « Je n’ai pas à m’occuper de comptes en fiducie ou de vérifications, et j’utilise l’adjoint de l’autre avocat. »
Il limite ses suppléances à des dossiers non contentieux. « Je ne veux pas entreprendre un procès ou une motion contestée, déclare-t-il. L’avocat doit obtenir l’ajournement de toutes ces affaires. » Les nouvelles affaires litigieuses sont transmises à un collègue désigné de l’avocat client.
Comment pouvez-vous obtenir du travail de suppléant? La plupart du temps, Tom Lathrop compte sur le bouche à oreille, auquel il ajoute de la publicité occasionnelle. Vous pouvez aussi faire connaître votre disponibilité en rencontrant des avocats autonomes et des petits cabinets pour offrir vos services, dit-il. Jocelyn Frazer suggère que vous discutiez aussi avec votre conseiller provincial en matière professionnelle pour obtenir des tuyaux. Elle est conseillère en matière professionnelle au Barreau de l’Alberta, et des avocats autonomes communiquent souvent avec elle parce qu’ils cherchent un suppléant temporaire.
Un avocat d’expérience peut s’attendre à toucher entre 5000 $ et 8000 $ par mois comme suppléant. Tom Lathrop demande habituellement un montant forfaitaire à ses avocats clients. Il accepte des suppléances partout dans la province, et il fixe le montant en tenant compte de différents facteurs, par exemple s’il doit louer un logement ou s’il loge chez l’avocat.
Pour plus amples renseignements sur les registres de suppléants de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, voyez le Barreau du Haut-Canada et la Law Society of British Columbia.
Devenez conseiller en gestion de cabinet ou en éthique, ou avocat général du cabinet
Aux États-Unis, environ 80 à 90 % des 200 plus grands cabinets ont un avocat général ou un conseiller en éthique. L’essor du droit des conflits d’intérêts a entraîné une évolution semblable au Canada. Le titre peut varier : conseiller en gestion du risque, conseiller en matière professionnelle, conseiller en éthique ou conseiller général, mais « presque tous les grands cabinets au pays ont aujourd’hui un tel poste », affirme Malcolm Mercer, associé du groupe de litige chez McCarthy Tétrault à Toronto et avocat général du cabinet.
En tant qu’avocat général (un poste désigné comme étant à mi-temps), Malcolm Mercer traite des risques et des responsabilités légales du cabinet, conseillant les avocats sur la façon d’éviter les conflits d’intérêts et de traiter les infractions éventuelles aux lignes directrices sur l’éthique. On le consulte habituellement sur trois ou quatre questions par jour.
Il s’agit d’un poste accessible uniquement à un petit nombre de candidats. C’est habituellement un membre du cabinet qui est respecté par ses collègues associés et autres avocats qui est nommé. La fonction est promise à un essor. Au sud de la frontière, le cabinet Hinshaw & Culbertson prodigue à d’autres cabinets juridiques des services dans les domaines de l’éthique juridique et de la responsabilité professionnelle. De même, selon Malcolm Mercer, un ou l’autre avocat entreprenant aurait des possibilités de se créer une clientèle pour de tels services au Canada en visant les cabinets plus modestes et en y combinant une spécialité dans le domaine de la faute professionnelle.
Travaillez à un projet de développement international
Le fait de prendre une pause pour travailler outre-mer au service d’un organisme de bienfaisance ou d’un organisme non gouvernemental peut être un excellent ressourcement.
Le Programme de développement international de l’ABC, soutenu financièrement par l’Agence canadienne de développement international, poursuit divers projets dans des pays en développement. Il en découle des possibilités pour des bénévoles et pour des avocats internes ou engagés dans le cadre d’un projet (qui sont habituellement payés selon le barème d’Aide juridique Ontario).
Chantal Tie a pris congé de son poste de directrice générale des Services juridiques communautaires du Sud d’Ottawa pour travailler à mi-temps à un projet au Bangladesh (l’autre moitié du temps, elle continue de travailler pour la clinique d’aide juridique comme avocate interne). Depuis cinq ans, elle a aidé à mettre en œuvre un système complet d’aide juridique dans deux districts du Bangladesh; le système a par la suite été étendu à sept autres endroits.
À l’origine, Chantal Tie a travaillé environ cinq mois durant une année au Bangladesh, soit une fois trois mois et deux fois un mois. Elle en a profité pour s’immerger dans la culture locale. Dans la capitale de Dhaka, elle a logé dans une modeste maison d’hôte ou dans la chambre d’amis de l’appartement du directeur de l’aide juridique. Ailleurs au pays par contre, son logement était plus primitif, avec « chauffage au fumier de vache », dit-elle en riant.
Elle a aussi passé du temps à Ottawa pour le projet, escortant des groupes de visiteurs de Chine et du Bangladesh venus constater ce qui se fait au Canada par exemple en matière de gestion d’instance, de réforme des tribunaux ou de programmes d’aide aux témoins.
« C’est vraiment magnifique de savoir que j’ai pu changer des choses, dit-elle. Le succès de ce projet a été reconnu par le gouvernement du Bangladesh et d’autres intervenants. Nous avons aussi pu travailler là-bas avec des gens d’un autre niveau que je ne le ferais ici, comme des ministres. » Elle a par ailleurs apprécié la camaraderie et l’échange d’idées avec d’autres avocats de l’ABC participant à des projets au Népal, au Cambodge et en Afrique.
Pour les avocats de moins de 30 ans, l’ABC administre un Programme international des jeunes juristes. Ceux qui sont acceptés sont affectés à un organisme de droits de la personne ou de développement juridique et ils effectuent un stage de huit mois dans un pays en développement comme la Jamaïque, la Namibie ou le Laos. Les frais de subsistance et de déplacement sont payés. Il faut toutefois savoir que le programme est financé pour aider les jeunes avocats à trouver un emploi. Si vous en avez déjà un, vous devez d’abord démissionner – vous ne pouvez pas prendre un congé avec l’intention de retourner ensuite dans le même cabinet.
Vous trouverez de plus amples renseignements sur le Programme international des jeunes juristes et le Programme de développement international de l’ABC dans le site Web de l’ABC.
Trouvez votre propre voie
Si aucune de ces options ne vous convainc, vous pouvez toujours tracer votre propre voie en matière de pause carrière.
L’an dernier, le cabinet Skadden Arps de Manhattan a invité les avocats à participer à un programme de réduction des coûts face à la récession : ils pouvaient prendre un an de congé en échange du tiers de leur salaire. Amy Impellizzeri a accepté, mais elle ne s’est pas détournée du droit.
Elle a créé une ressource Web « verte » pour les petites entreprises; elle a travaillé avec un groupe voué à l’amélioration des lois et des politiques pour les familles de travailleurs; elle a apporté une aide pro bono à des amis et des parents, révisant des contrats, des plaidoyers et d’autres documents juridiques; et elle a cherché des cours de DP qui étaient intéressants et utiles, plutôt que de s’inscrire simplement aux cours qui répondaient commodément à ses exigences annuelles. Dans un article qu’elle a rédigé dans Law Practice Today, elle concluait comme suit : « En somme, j’ai redécouvert combien j’aime être une avocate. »
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