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Addendum, édition Jeunes juristes

Dans ce numéro...

  • Démarrer et durer : Prendre un décision
  • Les mondes virtuels : Contrats dans le monde du JMM
  • Équilibre travail-vie : Le technostress, vous connaissez?
  • Techno Truc : Coup de pouce : Votre guide en matière d’astuces liées à votre clé USB
  • 5 Sites : Une boîte à outils logiciels pour votre ordinateur

Rédacteur
Jared Adams

Collaborateurs
Chris Bennett
Andreas Lober
Bertrand Salvas
Jared Adams

Canadian Bar Association logo

Addendum est publié par le magazine National, le magazine officiel de l'Association du Barreau canadien. Les points de vue exprimés dans les articles d'Addendum appartiennent uniquement à leurs auteurs et auteures et, dans cette optique, ne représentent pas nécessairement l'opinion de l'Association du Barreau canadien, ni de ses Sections nationales.

© L'Association du Barreau canadien 2007. Tous droits réservés.






Une carrière en solo : prendre une décision

S'embarquer dans la pratique autonome du droit est sans doute le rêve le plus fréquent parmi les membres de la profession juridique. La plupart des avocats avoueront qu'ils ou elles y ont déjà songé à un moment donné. La perspective exaltante d'être son proper patron, de fixer son propre horaire de travail et de ne pas avoir à respecter des politiques de bureau, d'éviter des charges bureaucratiques et les impératifs de nature administrative qu'un autre peut vous imposer n'est pas négligeable. Si votre situation actuelle vous incite à vous tourner vers la pratique autonome, sachez cependant que ce n'est pas forcément la panacée miracle et que l'herbe n'est pas systématiquement plus verte ailleurs; c'est seulement et avant tout un mode de fonctionnement différent.

La pratique autonome consiste en fait à troquer un ensemble de responsabilités et de problèmes pour un autre. Que vous préfériez les problèmes et les responsabilités inhérents à la pratique autonome à ceux que vous vivez actuellement est presque entièrement function de votre personnalité et de ce que vous recherchez.

Les avantages de la pratique autonome sont faciles à décrire, mais chacun des avantages comporte son revers, c'est-à-dire un ou plusieurs inconvénients inévitables. Bien évidemment, le plus grand avantage est que vous devenez ainsi votre propre patron. Vous n'êtes redevable qu'envers vous-même, vous prenez toutes les décisions et vous en récoltez tous les bénéfices. En revanche, vous ne pouvez compter que sur vous-même, et si vous prenez une mauvaise décision, vous serez le seul à blâmer. En étant à votre propre compte, vous fixez votre emploi du temps comme bon vous semble, vous dépensez votre propre argent, vous dirigez votre entreprise à votre façon et vous décidez d'accepter ou de refuser les dossiers que vous voulez. Ce mode de fonctionnement permet d'éliminer de nombreuses pressions, mais il faut savoir qu'il en crée inévitablement d'autres, quoique différentes.

Bien évidemment, le plus grand avantage est que vous devenez ainsi votre propre patron. Vous n'êtes redevable qu'envers vous-même, vous prenez toutes les décisions et vous en récoltez tous les bénéfices. En revanche, vous ne pouvez compter que sur vous-même, et si vous prenez une mauvaise décision, vous serez le seule à blâmer.

Bien évidemment, le plus grand avantage est que vous devenez ainsi votre propre patron. Vous n'êtes redevable qu'envers vous-même, vous prenez toutes les décisions et vous en récoltez tous les bénéfices. En revanche, vous ne pouvez compter que sur vous-même, et si vous prenez une mauvaise décision, vous serez le seul à blâmer.

Étant donné que la pratique autonome ne convient pas à tous, voici une série de questions qu'il faudra vous poser avant de décider si cette formule vous convient.

Suis-je indépendant et discipliné?

L'une des plus grandes difficultés de la pratique autonome est justement la solitude. Certes, vous partagez votre bureau avec un secrétaire et éventuellement un parajuridique ou un ou deux avocats à votre service et peut-être même avec d'autres avocats occupant les bureaux. Mais en tant qu'avocat vous êtes et demeurez seul. Vous assumez l'entière responsabilité de toutes les décisions que vous prenez et quand bien même vous auriez développé un excellent réseau d'avocats et d'amis pour faire ensemble du remue-méninges, fêter vos victoires et vous réconforter en cas de défaites, il n'en reste pas moins que la responsabilité incombe à vous seul. Si cette perspective vous terrifie plus qu'elle ne vous excite, alors pensez-y à deux fois avant de faire le grand saut.

Suis-je intéressé aux détails financiers?

Si vous êtes du genre « pur et dur » de la pratique du droit et n'avez que mépris pour les questions d'ordre administratif, attendez-vous à subir un choc de taille. Les tâches administratives occuperont une grande partie de votre emploi du temps. La plupart des avocats peuvent déléguer ces tâches ou carrément les ignorer, ce qui vous sera possible dans certains cas. Mais pour l’essentiel, il faut que vous sachiez vous en occuper vous-même ou alors vous devez engager une personne qui s'en chargera et que vous surveillerez de près. La plupart des problèmes financiers ou des mesures disciplinaires dont les avocats à leur compte font l'objet découlent de leur négligence ou de leur médiocre gestion des détails administratifs.

Il faut savoir comment procéder aux déductions fiscales sur les registres des traitements et salaires, connaître les dates d'échéance, savoir à qui les verser et les conséquences en cas d'omission. II faut aussi savoir engager du personnel et le congédier, connaître le type d'assurance requis et être au fait d'une foule d'autres questions relatives à l'embauche de personnel. Vous devez en outre savoir tenir un système de comptabilité et souscrire à des garanties qui vous permettront d'éviter les erreurs. Et enfin, vous devez savoir comment louer un bureau, choisir l'équipement nécessaire et savoir l'installer. En bref, vous êtes l'acteur de deux rôles aussi importants soit entrepreneur et avocat.

Vous pouvez engager du personnel et des conseillers extemes pour vous aider, mais en dernier ressort, c'est à vous qu'il incombe que tout fonctionne dans les règles et avec efficacité. Rappelez-vous que c'est vous qui devrez payer le prix de vos erreurs. Si vous éprouvez un certain plaisir à gérer une entreprise, alors il se peut que la pratique autonome vous soit destinée; par contre, si vous êtes réticent à vous écarter de la pratique du droit « pure et dure », il est peu probable que vous vous épanouissiez à votre compte.


« Pour un avocat à son compte, il n'est pas facile de passer d'un champ de pratique à un autre; monter une nouvelle clientèle et des sources de références pour un différent type de travail peut exiger plus de temps que vos ressources financières ne le permettent. »

Ai-je toutes les données en mains?

Être un excellent avocat ne vous garantit pas automatiquement la réussite comme avocat à son compte. Il faut pour ce faire disposer de toutes les données et faire preuve de bon sens pour déceler les cas qui profiteront à votre entreprise et ceux qui lui seront néfastes. Le simple fait que des personnes veuillent devenir des clients est a priori flatteur. Cependant, s'ils risquent d'être insolvables et que vous ne vous en rendez pas compte, vous pourriez finir par travailler pour eux gratuitement et vous trouver dans l'incapacité de payer vos factures.

II faut également que vous soyez en mesure d'identifier les tendances du marché susceptibles d'influencer votre entreprise. Par exemple, si vous envisagez de vous lancer dans le domaine de l'indemnisation des accidents de travail ou des lésions corporelles, renseignez-vous sur le risque que représente une mesure de réforme pour le succès de votre entreprise. Si vous tenez à privilégier plutôt les transactions immobilières, qu'arrivera-t-il si le marché périclite? Ou encore si vous faites dépendre votre pratique d'un seul gros client, que se passera-t-il si ce client décide d'installer ailleurs son entreprise ou fait faillite?

Pour un avocat à son compte, il n'est pas facile de passer d'un champ de pratique à un autre; monter une nouvelle clientèle et des sources de références pour un différent type de travail peut exiger plus de temps que vos ressources financières ne le permettent.

Suis-je capable de me vendre?

Certains avocats sont des gagnants naturels vers qui la clientèle semble irrésistiblement attirée; d'autres, en revanche, malgré des compétences identiques, éprouvent une certaine difficulté à faire leur propre promotion. Il fut un temps où il suffisait à un praticien autonome de posséder du talent pour être certain de se voir référer des dossiers par des collègues et ainsi garantir le succès de sa pratique. Cependant, le marché des services juridiques est de plus en plus compétitif il faut à présent pour survivre être capable de se vendre. Si la perspective de vendre vos services et vos talents vous met mal à l'aise, la pratique autonome risque de vous poser des difficultés.

Quel est mon seuil de tolérance au risque?

Exercer de façon autonome signifie que votre pratique envahira votre existence 24 heures sur 24, 365 jours par année. À certains moments, si l'entreprise connaît une passe difficile, vous manquerez d'argent pour payer vos factures. Cependant, après vous être lancé à fond dans la pratique autonome, il peut être difficile d'abandonner cet investissement et de vous trouver un emploi.

Prendre une décision

Car il ne faut pas oublier que votre clientèle dépend de vous et que vous avez pris des engagements financiers à long terme en matière de location des bureaux et de l'équipement. Si votre entreprise connaît une baisse de productivité, il vous faudra faire preuve d'une certaine force de caractère et d'objectivité pour évaluer la situation avec lucidité, pour décider des changements à y apporter et pouvoir ensuite les mettre à exécution et tenir le coup jusqu'à ce que les effets positifs s'en fassent sentir. Si la perspective de tout perdre vous plonge dans un état de panique tel que vous perdiez toute vision rationnelle, vous aurez de la difficulté à résoudre les crises qu'une pratique autonome risque de subir presque inévitablement. Par contre, si vous êtes du genre à faire face à l'adversité, vous serez à même d'affronter les périodes moins prospères et les coups durs et de continuer à apprécier les bons moments qui font de la pratique autonome une aventure gratifiante.

Adaptée de « Une carrière en solo : un Guide de l’ABC destiné aux juristes qui exercent le droit à leur compte au Canada. »

Démarrer et durer

Les mondes virtuels

Équilibre travail-vie

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Contrats dans le monde du JMM
Par Chris Bennett, Davis & Company s.r.l. et
Andreas Lober, SchulteRiesenkampff

Plus de 100 millions de joueurs participent aux jeux en ligne massivement multijoueurs (JMM) chaque mois, ce qui génère plus de quatre milliards de dollars par année en revenus d’abonnement pour les entreprises de jeu. La base d’utilisateurs de World of Warcraft (WoW) comprend à elle seule huit millions de joueurs et génère des revenus bruts de centaines de millions de dollars par année pour Blizzard/Vivendi.

Ce ne sont pas que les entreprises qui conçoivent les jeux, qui vendent les trousses de démarrage et qui facturent des frais d’abonnement mensuels aux utilisateurs pour qu’ils aient accès aux jeux qui réalisent des bénéfices grâce aux JMM. De nombreux joueurs de JMM touchent des revenus importants des JMM en achetant et en vendant des biens dans le jeu. Par exemple, l’année dernière, un joueur a dépensé 100 000 $ US dans le monde réel pour acheter une station spatiale qui comporte sa propre boîte de nuit dans le jeu Project Entropia (maintenant Entropia Universe). Selon lui, il s’agissait d’un bon investissement, dans le jeu et à l’extérieur du jeu, parce qu’il appliquait une taxe à tous ceux qui chassaient sur ses terres dans le jeu et il a prétendu que ces taxes lui rapportaient jusqu’à 500 $ l’heure. Plus récemment, le concurrent d’Entropia, le jeu Second Life, a produit son premier millionnaire virtuel.

Mais que se passerait-il si une personne piratait le compte du joueur et volait la station spatiale? Que se passerait-il si l’exploitant décidait de fermer le compte du joueur ou même de retirer la totalité du jeu? Le joueur aurait-il un recours quelconque?

Propriété virtuelle

Au moins un tribunal réel a traité ces articles de jeu comme étant des propriétés. Il y a quelques années, un tribunal chinois a ordonné à une société de jeu (Beijing Arctic Ice) de remettre des stocks d’armes virtuelles à un joueur dont le compte Hongyue avait été piraté et dont les articles avaient été volés par le pirate. Le tribunal a déclaré la société de jeu responsable de la vulnérabilité en matière de sécurité dans son logiciel.


« Aujourd’hui, on s’entend en général pour dire que la PI (s’il y a lieu) de la propriété virtuelle des JMM est détenue par les créateurs de jeux. »

Les premières questions de propriété virtuelle relatives aux jeux se rapportaient habituellement à la propriété intellectuelle et aux droits de propriété. Aujourd’hui, on s’entend en général pour dire que la PI (s’il y a lieu) de la propriété virtuelle des JMM est détenue par les créateurs de jeux. Dans les jeux où le joueur a une grande liberté de création de PI, tels que Second Life, et où des joueurs touchent des revenus dans le monde réel en créant de la propriété dans le jeu, ils peuvent détenir de la PI relativement à une partie ou à la totalité de la création du joueur en question. Mais, même si les créateurs du jeu détiennent la PI, les joueurs peuvent avoir des recours contre ces créateurs ou exploitants ou contre d’autres joueurs advenant une violation. C’est ici que les contrats sont d’une grande utilité.

Contrats

Il existe plusieurs types de contrat dans le monde du JMM. Par exemple, les joueurs peuvent signer des contrats de licence d’utilisation (CLU) avec les sociétés de jeu avant d’avoir accès à un JMM. Ces contrats limitent les actions des joueurs dans le jeu, et ils interdisent souvent aux joueurs de vendre de la propriété virtuelle dans le cadre du jeu. Des contrats peuvent également être signés entre joueurs. Par exemple, un joueur qui veut acheter de la propriété virtuelle d’un autre joueur peut signer un contrat avec ce dernier lorsqu’ils s’entendent sur les modalités de la vente.

Mais ces contrats ont-ils force exécutoire?

Force exécutoire

Un contrat entre un vendeur et un acheteur dans le cadre d’un jeu a probablement force exécutoire. Il est plus difficile de déterminer si le contrat entre la société de jeu et le joueur peut annuler les droits du joueur à l’égard de ce qui est manifestement une propriété en ligne d’une certaine valeur. Les sociétés de jeu tentent en général de limiter ces droits à l’aide de leur CLU.

Certains tribunaux n’hésitent pas à mettre de côté les contrats de licence et les modalités en ligne qui semblent trop sévères ou astreignants. En Europe, il existe même des lois spéciales qui déclarent nulles les modalités des CLU qui sont jugées trop sévères ou trop astreignantes. Ces lois comprennent la liste complète de clauses qui sont considérées comme étant nulles et des autres clauses qui sont habituellement, mais pas toujours, considérées comme étant nulles.

La méthode la plus simple d’atténuation des risques consiste à éviter les modalités trop sévères et trop astreignantes dans les contrats. Mais cette option n’est pas très satisfaisante pour les sociétés de jeu. Une autre option s’offre à elles : aviser les clients des modalités sévères et astreignantes.

Ainsi, la probabilité que ces modalités soient maintenues après l’examen du juge est plus grande. Toutefois, dans plusieurs pays, le facteur temps est très important. Par exemple, les tribunaux européens refusent souvent d’appliquer les modalités non soulignées au client avant l’achat du jeu.

En ce qui a trait aux modalités en ligne, ce n’est probablement pas suffisant de les rendre accessibles par un lien situé au bas d’un site Web. Il est de loin préférable d’obliger les joueurs à cliquer sur « J’accepte » avant qu’ils puissent avoir accès au jeu pour la première fois – après leur avoir donné la possibilité de lire toutes les modalités.

Fin de la partie

Et que se passerait-il si la société de jeu retirait le jeu? Les joueurs consacrent du temps et dépensent de l’argent dans le monde réel pour acquérir des biens dans le cadre du jeu, et ils pourraient poursuivre une société de jeu qui retirerait un jeu si cela leur causait des pertes financières. La méthode la plus simple pour qu’une société de jeu limite le risque auquel elle s’expose est de clairement aviser les joueurs que la portion JMM d’un jeu peut être supprimée ou que le contrat d’un joueur peut être résilié.

Tricherie

La tricherie constitue toujours un problème dans les JMM. La tricherie détruit le plaisir des autres joueurs, et elle peut éloigner les joueurs d’un jeu si on n’y met pas fin.

La plupart des sociétés de jeu se fient à leur CLU pour enrayer la tricherie. Par exemple, un créateur de jeux important, Electronic Arts, a récemment confisqué 15 billions de pièces d’or de jeu et a fermé 200 comptes Ultima Online pour tricherie, et Blizzard a récemment banni 5 000 joueurs parce qu’ils n’avaient pas respecté les conditions d’utilisation de WoW. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire, surtout si un CLU n’est pas parfaitement exhaustif. Par exemple, les créateurs de Second Life, Linden Labs, ont récemment fermé le compte d’un joueur parce qu’il avait manipulé les adresses Web pour acheter des terrains avant qu’ils soient officiellement mis en vente dans le jeu. Le joueur poursuit maintenant Linden Labs pour rupture de contrat et violation des lois sur la protection du consommateur en affirmant que ses activités n’enfreignaient pas le CLU et que son contrat n’aurait pas dû être résilié. Au moment de publier le présent article, la poursuite n’avait toujours pas été réglée.

Autres questions juridiques relatives aux JMM

Il existe de nombreuses autres questions juridiques qui se rapportent aux JMM. Par exemple, quels seraient les recours juridiques d’un joueur si un autre joueur piratait son compte et effaçait tous ses gains virtuels?

Que peuvent faire les sociétés de jeu sur le plan juridique pour combattre le phénomène du « gold farming » (la pratique qui consiste à laisser un personnage automatisé – ou une personne embauchée à l’étranger – répéter sans cesse les mêmes actions pour accumuler de la richesse dans le jeu)? La propriété virtuelle est-elle imposable? Comment les droits de la personne protègent-ils les joueurs contre la discrimination dans le monde en ligne? Nous examinerons ces questions et bien d’autres questions dans nos prochains articles.

Chris Bennett est avocat spécialisé des jeux vidéo et de la propriété intellectuelle chez Davis & Company LLP de Vancouver, au Canada. Vous pouvez le joindre au téléphone au 604-643-6308 ou par courriel à cbennett@davis.ca. Vous pouvez également avoir accès au blogue de son cabinet sur le droit des jeux vidéo à www.VideoGameLawBlog.com. Andreas Lober est avocat spécialisé des jeux vidéo et de la propriété intellectuelle chez SchulteRiesenkampff de Frankfurt am Main, en Allemagne. Vous pouvez communiquer avec lui par téléphone au (++49) (0) 69 900 266 ou par courriel à alober@schulte-lawyers.de.

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Haro sur les technos!
Par Bertrand Salvas

Du grille-pain programmable, en passant par le ventilateur USB ou la clip de mémoire vive en forme d’ourson en peluche, la technologie envahi toutes nos activités et donne naissance à une foule d’accessoires inutiles. Mais au-delà des modes risibles et exagérations mercantiles, l’abus de technologie peut avoir des effets beaucoup plus sérieux.

C’est le cas du technostress, phénomène attirant de plus en plus l’attention des chercheurs, et qui s’infiltre dans nos vies par l’omniprésence de tous les gadgets inventés pour nous suivre partout, que nous le voulions ou non. L' évolution de la technologie se fait à un tel rythme qu'elle entraîne, surtout au travail, une nouvelle forme de stress. On doit désormais posséder, connaître et utiliser des technologies qui changent sans cesse.

Pagettes, cellulaires, BlackBerrys, nous permettent d’être rejoints partout, en tout temps. Les courriels, messages vocaux et de SMS nous bombardent de façon quotidienne. Pas le temps d’être malade, les clients ou assistants peuvent nous poser une question entre deux prises de médicaments. Et un rapport reçu est désormais un rapport lu, analysé, décortiqué. La technologie simplifierait notre vie? Pas vraiment, car il faut maintenant vivre à son rythme effréné!

Que faire alors? D’abord examiner notre relation avec la technologie. A-t-on vraiment besoin de tous ces gadgets? Tout en s’assurant de disposer des outils de base pour maintenir un minimum d’accessibilité, il faut éviter l’exagération et faire une petite analyse coûts-avantages. Autrement dit, on doit se demander si notre nouvel achat nous apportera plus de soucis que d’efficacité.

Et lorsqu’on choisit de faire l’acquisition d’une nouvelle technologie, il faut savoir l’utiliser judicieusement. Le cellulaire fut le premier à percer une brèche dans notre vie privée et depuis, nous avons appris à l’apprivoiser. Certains choisiront de ne révéler leur numéro de téléphone qu’à des proches ou de le fermer au cinéma. Pourquoi ne pas faire de même quant à l’usage de notre adresse de courriel professionnel? À moins d’une urgence, a-t-on besoin de prendre ses messages à la maison, la fin de semaine? Est-il nécessaire d’avoir constamment recours à son BlackBerry pour recevoir et de recevoir tous ses courriels en temps réel?

Malgré l’enthousiasme, il faut savoir parfois se ménager et faire preuve de modération. Avant de se lancer sur chaque nouveau gadget à percer le marché, mieux vaut parfois laisser passer un peu de temps pour déterminer si l’utilisation de l’article dernier cri nous apportera vraiment quelque chose de positif. Après la folie du virage technologique, peut-être avons-nous besoin d’un peu de sagesse techno.

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Coup de pouce : Transformer votre clé USB en un bureau portatif
Par Jared Adams, rédacteur

Si vous vous servez de plus d’un ordinateur à plus d’un endroit, vous avez probablement éprouvé la frustration liée à l’incapacité de mettre la main sur les programmes et les dossiers dont vous aviez besoin. Bien que vous puissiez combler le fossé dans une certaine mesure, en utilisant principalement un ordinateur portatif dont vous ne vous séparez pas, ce système comporte des désavantages en dépit de sa commodité. Les piles ont une durée de vie limitée, tout comme les ordinateurs portatifs eux-mêmes. Même les plus légers d’entre eux sont assez lourds, et les écrans standards relativement petits ne sont pas conçus aux fins d’une visualisation à long terme.

Heureusement, avec un peu d’ingéniosité, vous pouvez loger dans votre poche une solution de rechange en créant votre propre ordinateur portatif.

Découvrez la clé USB, aussi appelée connecteur USB. Au cours des dernières années, ces périphériques de stockage portatifs, qui sont de la grosseur du pouce, ont remplacé les disquettes et les CD-ROM à titre de méthode de choix pour transférer des dossiers d’un ordinateur à un autre. De dimensions réduites mais dotés d’une capacité de stockage importante, ces périphériques qui sont de plus en plus abordables peuvent résoudre un grand nombre de problèmes de stockage. Et bien que vous sachiez probablement déjà de quoi ils sont capables lorsqu’il s’agit de faciliter le transfert de fichiers, vous ne connaissez peut-être pas l’une de leurs fonctions moins publicisées : ils peuvent servir d’ordinateurs portatifs.

Notre amie la clé USB.

Notre amie la clé USB.

Voici de quelle façon vous pouvez créer le vôtre en six étapes simples.

1. Procurez-vous une clé USB : l’incorporation de la clé USB courante à votre suite bureautique portative est plus facile qu’il ne semble. Utilisez au départ une clé ayant une capacité de mémoire raisonnable – 512 mégaoctets est probablement un minimum. Future Shop et Best Buy, par exemple, vendent divers connecteurs USB (en format traditionnel ou en ligne), qui sont disponibles dans une vaste gamme de dimensions à partir de 40 $.

2. Sécurisez votre clé : une fois que vous avez fait l’acquisition de votre clé et que vous l’avez branchée au port USB de votre ordinateur, laissez ce dernier lire la clé et installez les pilotes de périphériques nécessaires, après quoi vous pourrez commencer à personnaliser votre ordinateur portatif. Tout d’abord, et surtout, téléchargez une copie de TrueCrypt. Cette application de source ouverte vous permettra de chiffrer votre clé USB et de la protéger par mot de passe, afin que vous n’ayez pas à vous soucier de la protection des renseignements confidentiels, advenant le cas où vous ne pourriez la retrouver.

3. Inoculez votre clé : l’élément qui vous est ensuite indispensable, c’est un logiciel antivirus. Si vous passez d’un système à un autre, rien ne permet de savoir à quels virus l’ordinateur hôte a été exposé, à moins que vous ne soyez le seul utilisateur ou la seule utilisatrice des deux systèmes. Et si des données confidentielles sont stockées dans votre clé portative, vous ne pouvez pas vous permettre de les perdre. Munissez-vous des produits ClamWin et AVERT Stinger de McAfee afin de contrôler et d’éradiquer tout virus qui entre éventuellement en contact avec votre clé portative.

4. Branchez-vous : vous pouvez maintenant vous diriger vers un site qui se spécialise dans les applications portatives tel que PortableApps.com ou The Portable Freeware Collection, où vous trouverez un grand nombre de programmes adaptés aux activités courantes à l’aide d’une clé portative.

Retenez Portable Firefox comme navigateur Web et le logiciel de courrier électronique client qui y est associé, Portable Thunderbird. L’installation est la même pour les deux fichiers : il suffit de transférer les fichiers téléchargés sur votre clé portative et de double cliquer sur le programme d’installation.

(Si vous êtes un inconditionnel d’Internet Explorer et d’Outlook, vous pourriez être intéressé à examiner l’application logicielle Carry It Easy, produite par CoCoSys, qui vous permet d’emporter vos données – courriels et signets d’Internet Explorer – avec vous, tout en utilisant les versions de logiciels d’un système hôte. (L’attrape-nigaud, c’est que la plupart des logiciels mentionnés dans le présent article sont des gratuiciels ou des partagiciels, tandis que l’application Carry It Easy vous coûtera environ 25 $.)

5. Procurez-vous des outils : maintenant que vos besoins électroniques sont comblés, ajoutez-y des logiciels bureautiques. L’application OpenOffice.org Portable est la version portative de la suite OpenOffice de Sun Microsystems. Elle comprend un logiciel de traitement de texte, un tableur, un gestionnaire de présentation et un programme de dessin, lesquels sont tous compatibles avec la gamme des produits Microsoft Office et rendent à peu près les mêmes services, et elle est gratuite. Encore une fois, l’installation est explicite.


« Mieux encore, votre « nouvel ordinateur » se transporte facilement dans une poche, autour de votre cou, ou dans votre mallette perpétuellement bourrée de documents. Essayez un peu de faire ça avec un ordinateur portatif… »

Votre bureau portatif commence à prendre forme. Vous devriez déjà pouvoir vous brancher à n’importe quel ordinateur afin de travailler, sans avoir à utiliser les programmes du système hôte, ni à vous préoccuper de la sauvegarde de vos dossiers confidentiels dans le système d’un tiers, ou encore de l’accès accidentel aux dossiers confidentiels d’une autre personne lorsque vous cherchez l’un de ceux que vous avez sauvegardés (vérifiez toujours afin de vous assurer que vous n’avez laissé aucun fichier temporaire dans le système hôte). De plus, votre système portatif vous deviendra de plus en plus familier au fil du temps, surtout si vous n’avez pas utilisé ces produits jusqu’ici.

6. Faites sensation : maintenant que vous avez paré à l’essentiel, vous pouvez commencer à regarder les accessoires de fantaisie. Vous pouvez envisager l’ajout d’autres programmes tels que Sunbird Portable aux fins de gestion de calendrier et de tâches (ou transférer votre calendrier Outlook actuel à un calendrier portatif EssentialPIM).

Comme les clés portatives et l’idée de les utiliser comme bureaux mobiles gagnent en popularité, pratiquement n’importe quel type de programme dont vous pourriez avoir besoin existe maintenant en version portative. Vous devez avoir accès à des fichiers PDF? Il y a les applications Cool PDF Reader ou Foxit Reader. À des logiciels d’édition graphique? Les logiciels GIMP Portable ou i.Mage s’offrent à vous. À un lecteur RSS en ligne? Les outils RSSOwl ou GreatNews feront l’affaire. Et la liste continue.

Votre clé USB étant chargée, vous êtes prêt à partir sur la route. Vous devriez être parfaitement équipé afin de travailler sur n’importe quel ordinateur assez récent, bien que vous puissiez éprouver des difficultés si votre ordinateur hôte exploite encore un système Windows 98 ou plus ancien ou des versions non mises à jour de Windows XP; vous disposez d’une gamme complète d’applications utiles et vos renseignements sont protégés. Mieux encore, votre « nouvel ordinateur » se transporte facilement dans une poche, autour de votre cou, ou dans votre mallette perpétuellement bourrée de documents. Essayez un peu de faire ça avec un ordinateur portatif…

Démarrer et durer

Les mondes virtuels

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Cinq sites : point de mire sur les gratuiciels
Par Jared Adams, édacteur

Logiciels bureautiques, progiciels comptables, navigateurs Web, logiciels de courrier électronique client, applications de gestion de cas – vous vous imaginez probablement que vous possédez déjà tout ce qu’il vous faut en fait de logiciels.

Eh bien, dans les cinq sites de ce mois-ci, nous jetons un coup d’œil sur cinq programmes logiciels téléchargeables qui sont de taille réduite, explicites, utiles à des égards que vous ne soupçonnez pas et disponibles à un prix plus que modique, défiant toute concurrence, puisqu’ils sont gratuits (bien que les réalisateurs et réalisatrices de certains de ces produits sollicitent des dons, si vous trouvez le programme utile, vous devriez probablement envisager de verser une petite contribution).

  1. AVERT Stinger de McAfee
    http://vil.mcafeesecurity.com/vil/stinger/.
    Même s’il n’existe aucun substitut à la protection antivirus en temps réel, l’application Stinger est un détecteur de virus léger et un outil de suppression. Si vous avez des raisons de croire que votre ordinateur, à la maison ou au bureau, a contracté un vilain bogue sur Internet, ou à la suite de transferts de fichiers, l’application Stinger permet de détecter et de régler le problème de manière très efficace. Bien qu’aucune des ressources de soutien que vous obtiendriez avec d’autres applications antivirus n’accompagne l’application Stinger, celle-ci est efficace lorsqu’il s’agit de régler rapidement vos problèmes de virus, ce qui vous permet de revenir à ce que vous êtes censé faire. En prime, stockez-en une copie sur une clé USB et vous disposerez d’un moyen très efficace de traiter une infection qui bogue votre ordinateur à un point tel qu’il est incapable d’exploiter d’autres applications.
  2. Eraser
    http://www.heidi.ie/eraser/.
    Une fois que vous avez supprimé un fichier, il est disparu à jamais, n’est-ce pas? Pas tout à fait. Il existe toute une industrie qui cherche principalement à vous facturer des sommes exorbitantes pour récupérer des données perdues. Et si la capacité de recouvrer des données est parfois utile, par exemple, si vous venez de supprimer accidentellement tout le dossier de votre client, en d’autres circonstances, il s’agit d’une question de confidentialité et de protection des renseignements personnels. Si vous vendez ou donnez un vieil ordinateur ou un disque dur (ou que vous souhaitez vous assurer qu’une clé USB est entièrement effacée), utilisez l’application Eraser pour effacer vos données afin que les fichiers deviennent irrécupérables et que la confidentialité de vos clients soit assurée.
  3. Bullfighter
    http://www.fightthebull.com/bullfighter.asp.
    Le document que vous venez de rédiger est sans doute parfaitement intelligible pour vous, mais l’est-il pour votre client ou votre cliente? Bullfighter, un petit utilitaire de traitement de texte, parcourra votre document et vous indiquera si vous errez sur la voie de l’incompréhensibilité. Bullfighter signale le jargon technique – il a une aversion particulière pour les « termes d’entreprise » surutilisés tels que « effet de levier » ou « global » – et son dispositif Bull Index vous procurera aussi une analyse de la longueur des phrases et du nombre total de mots concrets, d’après l’indice de lisibilité de Flesch. Somme toute, il s’agit d’un merveilleux outil qui vous guidera sur la voie menant à la communication claire (malheureusement, disponible uniquement en anglais).
  4. KeePass Password Safe
    http://keepass.sourceforge.net/.
    Vous avez un mot de passe afin de lancer une session sur votre ordinateur, un pour votre courriel, un autre afin d’accéder au réseau local ou à votre courriel à domicile, un autre encore pour les services bancaires en ligne… Vous n’utilisez pas le même mot de passe à toutes ces fins, n’est-ce pas? Ou pire encore, l’expression « mot de passe » en guise de mot de passe (http ://www.modernlifeisrubbish.co.uk/top-10-most-common-passwords.asp)? L’application KeePass vous permet de créer une base de données de tous vos mots de passe – elle ira même jusqu’à créer pour vous des mots de passe aléatoires afin d’assurer une meilleure sécurité – puis de chiffrer cette base de données et de la verrouiller à l’aide d’un mot de passe maître. Maintenant, il vous suffit de mémoriser un mot de passe maître pour retrouver tous vos mots de passe aléatoires. Fini, les feuillets autoadhésifs sur le moniteur, afin de vous rappeler le mot de passe de votre compte d’épargne.
  5. CCleaner
    http://www.ccleaner.com/.
    Votre ordinateur fonctionne au ralenti? Si vous êtes raisonnablement sûr qu’il est exempt de logiciels espions – à cet égard, les applications Microsoft Defender (accessibles sans frais pour les utilisateurs de Windows) ou AdAware SE Plus de Lavasoft pour les petites entreprises (32 $) sont de bons choix – jetez un coup d’œil sur l’outil CCleaner, qui débarrasse votre ordinateur des fichiers temporaires inutiles. Au surplus, le logiciel CCleaner examinera votre base de registres – la liste des programmes actifs que votre ordinateur exploite à son démarrage – et il supprimera les traces indésirables des programmes que vous avez déjà désinstallés, lesquels peuvent freiner votre ordinateur. Utilisez cet outil régulièrement, afin de vous assurer que votre ordinateur fonctionne toujours à sa vitesse maximale.

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