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Recommandations et mesures proposés
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L'avenir de l'ABC
L'avenir de l'ABC

Recommandations et mesures proposés : Rapport du Comité sur l’avenir de l’ABC

Recommandation no 1 – Augmenter le taux d’adhésion

En intensifiant la pertinence et la valeur de l’ABC et en prenant des mesures précises de recrutement et de fidélisation des membres, l’ABC doit augmenter le nombre total de ses membres d’un pourcentage sur la population totale de juristes, afin qu’en l’an 2015, 90 p. 100 des juristes au Canada soient des membres satisfaits de l’ABC. Notre objectif ultime est d’atteindre une participation de 100 p. 100.

Pour réaliser cet objectif, nous proposons les mesures supplémentaires suivantes :

  • interroger les membres, les non-membres et les nouveaux membres potentiels pour mieux comprendre les raisons qui motivent les avocats à adhérer ou non à l’ABC;
  • analyser les facteurs qui influencent l’adhésion des membres, notamment :
    • coût,
    • avantages directs,
    • programmes et services précis,
    • mission, mandat et image de l’ABC,
    • associations concurrentes,
    • possibilités de socialiser ou d’établir un réseau,
    • acceptation ou pression des pairs,
    • initiatives de recrutement,
    • initiatives de rétention,
    • autres facteurs;
  • mettre sur pied une campagne professionnelle, perfectionnée et à long terme, pour recruter et retenir des membres, y compris des campagnes précises visant certaines catégories démographiques, groupes de pratique et étudiants et étudiantes en droit;
  • déterminer la possibilité de faire des arrangements réciproques d’adhésion avec des partenaires ou alliés potentiels;
  • établir des catégories spéciales d’adhésion pour les grands cabinets;
  • étudier la possibilité d’établir des arrangements personnalisés comportant des services choisis ou limités;
  • étudier le concept du parrainage de l’adhésion par des tiers ou par des particuliers;
  • examiner la possibilité de séparer les programmes et activités d’intérêt public dans une fiducie caritative financée par des contributions facultatives et déductibles d’impôt;
  • examiner la déductibilité fiscale des contributions facultatives sélectionnées sous forme de temps ou en nature;
  • lier les activités d’adhésion de l’ABC directement aux activités de promotion de l’ABC.

Recommandation no 2 – Amélioration et catégorisation des programmes et des services de base

L’ABC doit offrir des programmes et des services ajustés aux besoins spécifiques de ses diverses catégories de membres et doit les dispenser d’une manière ciblée et économique, en temps opportun et sous la forme préférée des membres visés.

Nous désirons ajouter les suggestions suivantes à cette recommandation :

  • il faut effectuer des sondages régulièrement parmi nos membres concernant leurs besoins précis en matière de programmes et de services;
  • il faut interroger les membres sur l’importance qu’ils attachent aux différents programmes et services, sur leur disposition à verser des frais supplémentaires aux frais d’adhésion, sur leur méthode préférée pour recevoir ces services et sur toute autre question concernant les lieux et les moments;
  • évaluer quels sont les programmes et les services essentiels et lesquels d’entre eux sont facultatifs ou dépendent de la suffisance de la demande;
  • déterminer quels sont les programmes et services qui exigent d’être dispensés par catégorie en raison de la diversité des membres;
  • personnaliser le contenu, la commercialisation et la prestation de programmes et services selon les catégories après consultation avec la catégorie en question (division, conférence, section, groupe démographique, domaine du droit, modèle de pratique, entre autres);
  • lorsque cela est nécessaire, établir des budgets séparés, affecter du personnel spécialisé et employer des systèmes de soutien technique pour créer et dispenser des programmes et des services à des catégories précises;
  • surveiller le marché pour vérifier le statut des programmes et des services concurrentiels, puis modifier le plan du programme ou du service en conséquence;
  • rechercher et mettre sur pied des outils à la fine pointe technologique pour la prestation de services, lorsque possible;
  • incorporer des points de raccordement concernant les outils d’évaluation des membres à propos de programmes et services précis;
  • commercialiser les programmes et les services externes (p. ex. assurance, services financiers, cartes bancaires de loyauté, location de voitures, forfaits de voyage) auprès de nos membres s’ils font preuve d’un intérêt suffisant, s’ils représentent la possibilité d’effectuer des véritables économies et s’ils comportent des avantages supplémentaires pour l’ABC.

Recommandation no 3 – Promouvoir l’équité et concilier les différences

L’ABC doit évaluer les différences entre ses membres, y compris celles découlant du sexe, de l’âge et de la race, afin de déterminer si l’ABC doit effectuer des changements en matière de politique, de défense des intérêts des avocats et des avocates, d’élaboration des programmes, de gouvernance, d’organisation, de communications ou des activités de recrutement de membres, et par l’entremise de la catégorisation des programmes et services, elle doit élaborer et dispenser ces programmes et services de manière à satisfaire au maximum les besoins de ses membres.

Pour mettre en oeuvre cette recommandation, l’ABC doit :

  • L’ABC devrait revoir les recommandations proposées dans ses Rapports « Les assises de la réforme » (1993) et « L’égalité raciale dans la profession juridique Canadienne » (1999) et mettre à jour les recherches, les analyses et les recommandations de ces rapports, lorsque cela est nécessaire.
  • déterminer quelles sont les barrières qui empêchent certains groupes d’entrer ou de progresser dans la profession juridique au Canada;
  • déterminer quels obstacles empêchent certains groupes de participer à l’ABC;
  • réviser les structures actuelles de planification, de gestion et de gouvernance pour s’assurer qu’elles éliminent les obstacles empêchant la participation à l’ABC et qu’elles accommodent la diversité de points de vue et d’attentes de tous nos membres;
  • lutter pour la reconnaissance des différences, la promotion de l’équité et l’incorporation de pratiques d’accommodation (p. ex. heures flexibles, travail à temps partiel, congés pour raisons familiales, adaptation des horaires aux pratiques religieuses) au sein de l’ABC, de la profession juridique et du système judiciaire;
  • appuyer les différentes catégories de membres de l’ABC dans leur développement de réseaux, dans leur prise de position pour défendre des intérêts particuliers et dans le cadre de programmes et services spéciaux au sein de l’ABC;
  • mettre sur pied des mécanismes stimulant le débat entre des catégories particulières de membres et l’intégralité des membres afin de résoudre tous les problèmes de discrimination et d’inéquité; et
  • étudier la disponibilité actuelle des services juridiques culturellement adaptés au Canada et promouvoir la prestation de tels services.

Recommandation no 4 – Structure organisationnelle intégrée

L’ABC, ses Divisions, ses groupes constitutifs et ses organisations associées doivent s’efforcer de travailler d’une manière cohésive, représentative, intégrée et réceptive, et qui semble homogène de l’extérieur, tout en optimisant les avantages de la coopération dans le cadre de la gestion, de la planification et des programmes et services destinés aux membres.

À l’appui de cette recommandation, nous proposons les mesures suivantes :

  • effectuer des sondages auprès des groupes constitutifs pour déterminer s’il existe des barrières réelles ou perçues comme telles, à l’intégration;
  • définir les possibilités de partager ou de mettre sur pied des systèmes, des processus, des programmes et des services communs;
  • élaborer de nouveaux mécanismes pour « démocratiser » le processus de gouvernance, y compris un examen des structures du Bureau d’administration et du Conseil, ainsi que des processus d’élection des dirigeants et des dirigeantes, et des autres preneurs de décisions;
  • synchroniser les processus de planification, les programmes de défense d’intérêts et les stratégies de communication et de commercialisation, lorsque c’est possible;
  • coopérer et agir conjointement avec les divisions et les groupes constitutifs vis-à-vis des organisations juridiques externes, des partenaires potentiels et des sympathisants;
  • réviser l’affectation des effectifs humains et financiers entre les organisations;
  • incorporer des dispositifs d’imputabilité transparents dans toute l’organisation;
  • mettre sur pied des mécanismes de coordination, comme des groupes consultatifs interorganisationnels, des groupes de travail et des comités de direction consolidés;
  • convoquer des réunions entre employés et employées, et équipes de projet provenant des divisions et du Bureau national;
  • clarif ier les attentes, les rôles, les responsabilités et les processus de consultation interorganisationnels;
  • consulter régulièrement les organisations participantes avant de prendre des décisions importantes, pour discuter des répercussions possibles sur les membres et sur d’autres intéressés.

Recommandation no 5 – Économie de la pratique juridique

L’ABC doit entreprendre des initiatives pour aider ses membres à atteindre la réussite économique dans leur carrière de droit. Cela optimiserait le rendement des placements des cabinets, des avocats particuliers, ainsi que des organisations privées et publiques qui emploient des avocats.

Cela aiderait les avocats dans leurs efforts pour survivre et prospérer dans le marché des services juridiques.

Cela pourrait être accompli ainsi :

  • perfectionner les capacités de l’ABC d’entreprendre des recherches et de développer des outils, des ressources, de l’information et de défendre des questions concernant la commercialisation et la pratique du droit. Cela pourrait se cristalliser sous la forme d’un service augmenté sur les Tendances dans la profession (l’ÉpiCentre).

Au niveau macroéconomique , l’ABC devrait envisager de :

  • prendre toutes les mesures nécessaires pour diminuer ou éliminer la compétition dans le cadre de tâches juridiques, de la part de professionnels et professionnelles non réglementés ou d’organisations parajuridiques;
  • mettre en place un processus d’accréditation des spécialisations juridiques;
  • lutter pour une rémunération juste du travail d’aide juridique;
  • augmenter le rendement économique en ajoutant de la valeur à l’ABC (voir section 4.2.2 sur la « promotion »);
  • améliorer l’image des avocats et de la profession pour améliorer les relations entre les avocats et leurs clients et clientes, et pour augmenter la demande de services juridiques (voir la section 4.2.3 sur l’« image »);
  • examiner la possibilité de faire des arrangements alternatifs aux
  • « heures facturables » et évaluer leur acceptation parmi les consommateurs et consommatrices de services juridiques;
  • mener des recherches sur les préférences des consommateurs de services juridiques relativement à la « fragmentation » des services;
  • mener des recherches sur le phénomène de « se défendre soi-même » et de son incidence;
  • promouvoir de nouveaux domaines du droit et des marchés internationaux pour les avocats canadiens;
  • incorporer la gestion des risques et la théorie sur l’avenir dans les exercices de prévision et de planification concernant la profession juridique;
  • faciliter les efforts conjoints des Divis ions et du Bureau national de marketing pour le compte de la profession;
  • examiner les répercussions des arrangements alternatifs disponibles offerts aux consommateurs de services juridiques, notamment l’assurance des services juridiques;
  • évaluer l’incidence de l’incorporation du mode alternatif de règlement des conflits et d’autres nouvelles techniques à la profession du droit.

Au niveau micro-économique , l’ABC devrait envisager les mesures suivantes :

  • entreprendre des activités de recherche et de développement d’outils pour la pratique du droit;
  • promouvoir l’emploi de la technologie dans un nombre accru de domaines du droit;
  • effectuer des sondages périodiques comparatifs des niveaux de rémunération des professionnels juridiques et de leurs employés et employées;
  • fournir des résultats de recherche, des outils et de l’information sur les façons d’équilibrer le travail et la vie familiale;
  • effectuer des recherches sur les modèles de prestation de services juridiques destinés aux segments de la population qu’il est difficile d’atteindre, notamment dans des centres ruraux ou éloignés;
  • faciliter l’achat en gros de biens et de services (notamment, d’assurances, de temps électronique, de location de voitures, de frais d’agence de voyages, de billets d’avion et des services bancaires);
  • établir un réseau national de référence pour les cabinets et les conseils consultatifs;
  • fournir de l’information et des possibilités de concilier la diversité au sein des cabinets;
  • élaborer des programmes de direction, de mentorat et de gestion de cabinet pour la profession;
  • effectuer des recherches et prêter assistance aux cabinets qui ont des problèmes de relations de travail et de gestion des ressources humaines.

Recommandation no 6 – Création d’un centre d’expertise sur la profession juridique au Canada

L’ABC doit instituer un centre professionnel, doté d’un personnel hautement qualifié, avec un mandat d’expertise et d’information sur la profession juridique au Canada. Un centre dont l’objectif serait de devenir une source maîtresse et fiable d’information et d’expertise sur tous les aspects de la profession juridique du Canada, y compris son mode de fonctionnement, ses données démographiques, le volume, les types de travail et les niveaux de comparaison avec d’autres professions à l’échelle nationale et internationale.

Pour accomplir cela, l’ABC doit :

  • établir un centre consacré à ces activités appelé " Institut de recherche sur la profession juridique " et mandaté pour devenir un centre de collecte, d’analyse et de distribution de toutes les données possibles associées à la structure, la composition et les opérations de la profession juridique au Canada;
  • instruire cet institut à recueillir des données quantitatives et qualitatives;
  • rendre l’Institut accessible par l’intermédiaire des Divisions de l’ABC et inviter la participation des Divisions et des organisations associées à l’ABC (p. ex. l’Association d’assurances du Barreau canadien) à l’élaboration des programmes de recherche et de collecte de données;
  • présenter l’opinion de sous-groupes particuliers de membres de l’ABC pour s’assurer que l’Institut catégorise ses recherches et analyses de manière satisfaisante dans le cadre de la planification opérationnelle;
  • étudier la possibilité de mettre l’information à la disposition de personnes qui ne sont pas membres de l’ABC moyennant certains frais, ainsi que la possibilité d’offrir des activités spécialisées aux membres de l’ABC, moyennant des frais;
  • créer un centre d’échange de renseignements non consignés dans l’Institut ouvert aux membres et au grand public;
  • développer, dans l’Institut, des données concernant la concurrence de la profession juridique; · développer une expertise dans l’évaluation de la qualité des données qui ne proviennent pas de l’Institut, concernant particulièrement de l’information provenant d’Internet;
  • prêter de l’assistance aux Divisions, conférences, sections, membres, associés et sympathisants dans l’élaboration de sondages et d’autres dispositifs de consultation;
  • employer l’institut pour conseiller Statistique Canada en matière de planification de recensements;
  • diffuser des données importantes et les tendances détectées par l’Institut parmi les médias et le public.

Recommandation no 7 – De la communication au dialogue

L’ABC doit optimiser le dialogue entre l’ABC et ses membres, inviter ses membres à une participation plus directe et renforcer ces relations en utilisant des moyens de communication à la fine pointe de la technologie.

L’ABC doit, par conséquent, remplacer le processus de communication de l’Association unidirectionnel par un processus bidirectionnel, remplacer la communication passive par une communication interactive, les communications périodiques par une communication continue, les communications générales par des communications ciblées. L’emploi d’Internet et des technologies de pointe peut faciliter grandement cette nouvelle approche, par exemple, en complétant les publications avec des diffusions audio et vidéo en direct. La formation de groupes de discussion en personne ou électroniques, ainsi que de sites de clavardage peuvent faciliter la collecte de données pour les programmes et stimuler la rétroaction à propos de leur contenu et de leur pertinence.

Voici les mesures que l’ABC doit envisager de prendre :

  • effectuer un sondage exhaustif concernant les besoins en matière de communications, de préférences et des habitudes des membres de l’ABC;
  • personnaliser des outils de communication pour le bénéfice de catégories particulières des adhérents et de membres individuels;
  • examiner les outils de communication actuels et leur efficacité pour bien transmettre tous les messages;
  • mettre sur pied un groupe consultatif consacré aux communications en général auprès de l’ABC et ses Divisions;
  • établir des interfaces communes ou connectées pour l’ABC et ses Divisions, en y incorporant des sites Web et des lignes d’assistance;
  • trouver des mécanismes de communication alternatifs capables de remplacer l’envoi de courriels collectifs;
  • établir des communications interactives avec les membres tout au long de l’année, soit par la voie électronique ou par l’intermédiaire de groupes de discussion;
  • effectuer des sondages électroniques réguliers des membres et par l’intermédiaire de groupes de discussion pour vérifier s’ils ont bien reçu les messages;
  • incorporer des outils technologiques permettant la communication interactive lors des assemblées annuelles et de la mi-hiver, des programmes de formation juridique permanente et des rencontres du Conseil et du Bureau d’administration pour favoriser une plus grande participation de la part des membres.

Recommandation no 8 – La promotion d’une image de marque

L’ABC doit créer une nouvelle image de marque ou perfectionner son image de marque actuelle, pour s’assurer qu’elle représente l’essence de l’ABC et pour que la particularité des groupes faisant partie de l’ABC soit reconnue, tout en distinguant sans ambiguïté l’ABC de tous ses concurrents et en apportant un maximum de bénéfices à tous ses membres et partenaires.

L’attribution d’une image de marque est un domaine spécialisé qui comporte ses propres connaissances, normes et meilleures pratiques. Dans le cadre de la première étape, l’ABC devrait :

  • retenir les services d’une firme spécialisée dans l’attribution de noms de marque pour l’aider à élaborer une stratégie complète d’image de marque.

Pour élaborer la stratégie en question, l’ABC (et les experts en marques) devraient :

  • travailler en collaboration avec les Divisions et les principales organisations associées (p. ex. l’Association d’assurances du Barreau canadien et les Services financiers de l’ABC) dans l’élaboration d’une marque capable d’unifier l’ensemble de l’organisation, mais permettant de distinguer les Divisions du Bureau national;
  • créer une nouvelle image visuelle de l’ABC à l’aide d’un nouveau logo;
  • créer une nouvelle image significative après avoir déterminé et décrit l’essence de l’organisation et entamer une campagne de publicité et de communications pour diffuser ce message;
  • élaborer un slogan ou expression mémorable et significative;
  • élaborer un ensemble de marques couvrant les Divisions de l’ABC, les organisations associées et ses associés commerciaux;
  • s’assurer que l’ABC est associée à tous ses programmes, services, produits, activités et services de soutien;
  • prescrire des normes de qualité pour tout produit ou service portant son nom de marque ou le nom de marque de ses associés;
  • élaborer le concept de « juriste de l’ABC » afin qu’il soit possible de l’identifier immédiatement et de le distinguer de tout juriste n’en faisant pas partie;
  • établir des rapports entre la marque, l’organisation et les membres;
  • promouvoir les valeurs de l’organisation par l’appellation de « juriste de l’ABC » (personnes de bonne volonté, disposant de civilité, d’éthique et de bienfaisance, axés sur le bien-être de la société, savants);
  • effectuer des tests fréquents concernant la reconnaissance de la marque et des valeurs associées que la marque représente auprès d’audiences variées;
  • reconnaître la diversité de la « famille » de l’ABC et élaborer des techniques permettant l’attribution de noms de marque tout en soutenant la marque et la stratégie générales;
  • faire usage de la répétition dans le cadre de chaque activité, programme, service et produit de l’ABC pour instiller profondément la reconnaissance de la marque auprès du public.

Recommandation no 9 – Améliorer l’image du juriste

L’ABC doit améliorer les rapports entre la profession juridique et le public, le degré de confiance de la population en la profession, ainsi que l’image de la profession et des membres de l’ABC.

De nouveau, l’amélioration de l’image publique constitue un domaine spécialisé de la connaissance. Nous recommandons à l’ABC :

  • d’engager une équipe professionnelle de consultants et de consultantes en affaires publiques pour l’aider à élaborer une stratégie et à gérer le processus d’amélioration de l’image des avocats.

Dans son travail de collaboration avec les consultants, l’ABC doit aussi :

  • recueillir des résultats de recherche sur les perceptions du public et sur les raisons les justifiant;
  • mettre à l’épreuve les justifications que le public fournit pour en déterminer l’exactitude et, en cas d’inexactitude, déterminer ce qui a déformé leur perception;
  • accepter les critiques valables et élaborer une approche multiple pour les corriger, y compris des programmes pour changer le comportement et l’attitude des avocats;
  • étudier les perceptions inexactes (selon lesquelles, par exemple, le système juridique est à la source des problèmes ou un manque de compréhension du rôle de l’avocat) et élaborer une stratégie de communication pour les redresser;
  • mettre sur pied un groupe de travail visant la « vérité et la réconciliation », formé de juristes et de nonjuristes, pour tester et évaluer la validité des inquiétudes et de l’image de l’avocat, ainsi que pour proposer des solutions capables de contre-attaquer les perceptions négatives;
  • éduquer les médias et le public, en offrant, notamment, des cours et des activités (Journée du droit) dans des écoles primaires et secondaires;
  • diffuser des histoires « valorisantes » sur l’accomplissement d’oeuvres par des avocats, concernant notamment du travail bénévole effectué dans leur collectivité, du travail accompli gratuitement, la défense des intérêts de leur client, du système juridique, de l’indépendance de la magistrature et leurs initiatives de défense des droits de la personne;
  • employer le nom de marque de l’ABC pour identifier le « juriste de l’ABC » comme un « bon avocat », civil, éthique, concerné par la collectivité, juste, savant, accessible, bienfaisant et altruiste;
  • mener une campagne continue de propagande et de commercialisation pour promouvoir une image plus positive de la profession et du « juriste de l’ABC ».
  • sanctionner publiquement les membres qui ont eu un effet négatif sur l’image de la profession; 
  • engager la collaboration des Divisions, sections, conférences et comités de l’ABC, ainsi que des organisations juridiques externes pour travailler ensemble à l’amélioration de l’image de l’avocat;
  • travailler avec les facultés de droit pour élaborer et enseigner des cours d’éthique et sur les normes de comportement acceptables pour la profession.

Recommandation no 10 – Partenaires et collaborateurs

L’ABC doit développer ses propres forces, renforcer sa cohésion et se différencier de manière à attirer d’autres organisations juridiques sous son manteau protecteur ou d’autres avocats et avocates désirant se joindre à l’ABC, plutôt qu’à toute autre organisation juridique.

Pour se préparer à former des partenariats et des alliances, nous recommandons à l’ABC :

  • d’étudier les plans, les opérations, les services et l’impact des organisations juridiques concurrentes ou complémentaires;
  • d’évaluer le degré de loyauté des membres envers ces organisations;
  • de déterminer le niveau d’adhésion multiple des membres de l’ABC dans ces organisations;
  • de déterminer les avantages potentiels découlant de la collaboration avec des organisations précises, y compris les arrangements de partage de services et les entreprises administratives conjointes;
  • d’examiner l’impact potentiel des arrangements de coopération, et de la formation de partenariats et d’alliances sur l’image publique de la profession et sur l’identité des partenaires particuliers;
  • de déterminer les avantages potentiels découlant de la formation de partenariats et d’alliances avec des groupes précis, y compris des groupes de l’ABC désirant acquérir plus d’indépendance;
  • de faire, lorsque cela est possible, des arrangements formels avec d’autres organisations afin de bien différencier les rôles et fonctions, de manière à éliminer la concurrence négative et le chevauchement des programmes et services;
  • d’élaborer des modèles plus intégrés de gouvernance, de planification et opérationnels comportant l’emploi de consortiums, de groupes consultatifs, d’ententes de partage de services et d’échanges de personnel;
  • de diffuser l’existence de partenariats, d’alliances et de travail de coopération auprès des membres et du public pour démontrer que l’Association est avantageuse pour les intéressés et pour l’intérêt public.

Recommandation no 11 – Planification de l’avenir

L’ABC doit développer une culture de la planification de l’avenir et de la gestion effective des risques, à la fois vis-à-vis de la profession et de l’ABC elle-même.

Pour accomplir cela, l’ABC doit :

  • incorporer l’identification des risques dans tous les processus de planification de l’ABC;
  • s’assurer que les résultats produits par le Centre d’expertise sur la profession juridique soient intégrés à la planification de l’avenir de l’ABC.

Osgoode Classe de 2006

L’avenir de la profession : Promotion 2006 de la faculté de droit d’Osgoode Hall

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