Law Practice Management imagery
Home Accueil    Adhérez/Renouvelez     Développement professionnel    Contact    English       

CBA.org
brefs conseils
Des solutions accommodantes
<< Retour

Magazine National  

Une rubrique EnPratique de l’ABC paraît dans chaque numéro du magazine National.

RSS 2.0 feed Fil de nouvelles d'EnPratique
À propos de RSS



Des solutions accommodantes

Pour bien répondre aux besoins d’accommodement qui peut survenir au sein d’un cabinet, il faut une stratégie qui reste flexible et transparente. 

Par Myriam Jézéquel

Chaque cas mérite une attention particulière et un examen individualisé, sans idée préconçue sur la solution à apporter. Afin qu’un accommodement ne soit pas perçu comme un traitement de faveur, Rita Apa, Directrice principale aux Ressources humaines du Cabinet McCarthy Tétrault insiste sur l’importance de « gérer l’impact sur le traitement équitable de tous nos membres ». Par souci d’équité, le cabinet opte pour la transparence et la communication par sa culture et l’information transmise.

Des mesures à la hauteur des besoins
Quant aux accommodements liés aux obligations familiales, Fraser Milner Casgrain s’est équipé des nouvelles technologies nécessaires au télétravail.  « Des avocates peuvent vouloir quitter le travail vers 17 ou 18 heures pour aller chercher les enfants. Puis, elles font une heure ou deux de travail à partir de chez elles ».

Outre l’équipement technologique et la flexibilité d’horaire, le cabinet offre aussi des facilités de garde d’enfants en cas d’imprévus. « On a des ententes avec des garderies. On achète des blocs de temps » explique Me Michel Brunet.

Pour une gestion proactive des accommodements
Selon Apa, il est souhaitable de privilégier l’approche proactive plutôt que réactive. Afin de prévenir les risques liés à la santé, et donc d’éventuels besoins d’accommodement, il recourt aux services d’un ergothérapeute pour analyser les postes de travail. Des rencontres de groupes ou individuelles sont également offertes pour prodiguer des conseils généraux sur le poste de travail, comme le niveau de l’écran ou la place du clavier.

Le cabinet a également adopté une politique de gestion des invalidités permettant un retour progressif au travail, un horaire de travail allégé ou du télétravail. Serait-il souhaitable d’élaborer une politique spécifique sur les accommodements raisonnables? Selon Apa, le cabinet préfère éviter les inconvénients d’une « politique rigide ». Outre la nécessité ou non d’une politique écrite d’accommodement à l’échelle du cabinet, « il y a plus important qu’une politique, estime Me Brunet. Cela fait partie de notre stratégie globale que d’être accommodant et d’encourager la diversité ».

Des mesures et des initiatives
Outre les mesures d’accommodement, le cabinet McCarthy Tétrault a accueilli, depuis 1989, 20 stagiaires de l’École le Sommet au sein de leur cabinet, dans le cadre du programme de l’école de stages et d’intégration en milieu de travail. Pour ces jeunes présentant des déficiences ou des handicaps, travailler comme stagiaires au sein du cabinet représente une occasion formidable d’apprendre des habiletés transférables à d’autres milieux de travail. Pour le cabinet, l’accompagnement effectué par les intervenants spécialisés de l’école contribue à l’expertise du cabinet en matière de mesures d’adaptation de la déficience et du handicap.

Magazine National, mars 2008

Home   Droit d'auteur © L'Association du Barreau canadien    Protection des renseignements personnels    Règles d'usage et dégagement de responsabilité